Zïlon : iconographe

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Le mois de novembre s’annonce une véritable foire de l’oeuvre de Zïlon, cet artiste sans âge – et sans excuses – qui aura à partir de maintenant une place privilégiée dans l’écurie de Jean Fortin à la Galerie D. Avec des plans qui s’amorcent pour ouvrir un nouvel espace grandiose de l’autre côté de la rue Amherst que le bureau de dentiste dont elle prend son nom, Jean Fortin envisage de redonner à son nouveau coqueluche des surfaces intérieures et et extérieures afin de célébrer cette nouvelle union de galleriste et créateur. Même si il aura droit à un fabuleuse fête de finissage pour sa première exposition solo à la Galerie D, ça ne suffira pas pour contenir la prodigieuse créativité de cet iconographe de visages. Le jeudi 15 novembre, sa soirée ZÏLON, $EX & ROCK ‘N ROLL fera vibrer les murs de l’Espace Loft Encadrex : c’est ici où sera dévoilée aussi la nouvelle collection de bijoux signé Kate Hubley (K8 Jewelry) inspirée par… Zïlon !

De la série « Motions, Émotions » de Zïlon, 2012

« Je ferai entendre la musique que je fais pendant les performances de Louis Guillemette et Danielle Hubbard. La deuxième partie sera sera plus érotique : il y aura de la peinture sur corps nus body-painting » décrit-il de la soirée au loft. Tout ceci aura lieu dans le contexte d’une rétrospective d’?uvres des années 2010 et 2011 « qui n’ont pas été montrées à leur juste valeur » à son ancienne galerie.

Pour les vingt nouvelles toiles de 20×20 pouces et 5 toiles de 3 x 4 pieds qui seront exposées pour le mois de novembre à la Galerie D, c’est du Zïlon classique – des visages – augmentée par son iconographie en perpétuel changement. Alors qui est cette figure au regard perçant, presque héroïque, rebelle ?

« C’est un personnage qui m’a suivi depuis longtemps, qui donne des scénarios, qui démontre sa déception, sa joie. C’est un ange-démon. Quand je me perds un peu dans les labyrinthes de la ville, je m’imagine me retrouver avec ce visage-là, sur un coin de rue » m’explique-t-il de ces visages si faciles à reconnaître. « Sur une note moins drôle, si un jour je disparaissait, je sais que mon personnage sera toujours encore vivant » évoque-t-il, soulignant ce désir d’immortalité qui inspire depuis le début des temps le métier d’artiste.

« Je n’ai jamais eu une famille qui m’a encouragé dans ce que j’ai fait. Dans le fond ce que je fais…. ma façon de faire l’art c’est un peu la thérapie. Je suis narcissique » avoue-t-il. Malgré ce complexe, ironique qu’à moitié, Zïlon aura finalement trouvé chez Galerie D un parrain pour abriter sa passion et ses anges-démons.

ZÏLON, $EX & ROCK’N’ROLL

Jeudi 15 novembre 2012, de 18h à 21h

Espace Loft Encadrex

1830-A, rue Marie-Anne Est, Montréal

« Motions, Émotions »

jusqu’au 4 décembre

Finissage le 24 novembre, 17h, à la Galerie D, 1239 rue Amherst