Vues Parallèles prend de l’ampleur

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C’est donc fait. Le cinéma LGBT, par le biais de l’organisation « Vues parallèles » dont la première présentation avait été très attendue, tiendra désormais une place de choix dans un autre festival dédié au septième art : le festival de cinéma de la ville de Québec. « C’est le FCVQ qui nous a approché afin de collaborer lors de leur programmation du 13 au 23 septembre prochain. Évidemment, on a été ravis. Ça prouve qu’à quelque part, on a bien fait les choses au printemps dernier, raconte Louis Germain, coordonnateur de l’évènement consacré à la communauté. L’idée, souligne-t-il, est de présenter des films qui n’ont jamais été présentés à Québec. »

Parmi les quelque 145 films présentés lors de l’évènement, quatre films présenteront donc des idées porteuses de sens et d’émotions à travers les reflets de la société gaie et de ses valeurs. D’abord, Bye Bye Blondie de Virginie Despentes (Baise-moi, 2000) fera son entrée en salle le 17 et le 21 septembre respectivement au cinéma Cartier et au Capitole. Sexe, drogue et rock n roll y seront à l’honneur. Tant du côté de Vues parallèles que du FCVQ, on a choisi ce long-métrage pour son allure « dérangeante », ce côté « provocateur et qui ne fait pas l’unanimité. » Ce sont là les mots employés par Olivier Bilodeau, co-directeur du FCVQ, pour qui il est primordial de « donner une vitrine à tous les cinémas » dont fait certainement partie le cinéma LGBT, qu’il qualifie de « très diversifié, très éclaté, peu orthodoxe et donc, à l’image de la communauté. »

Ce dernier s’est d’ailleurs montré enchanté de cette nouvelle collaboration : « Avec les 300 visionnements de prévu, on n’a d’autre choix que de s’adresser aux meilleurs dans leur domaine respectif. On le fait avec d’autres festivals comme Fantasia à Montréal, alors pourquoi ne pas se servir de la notoriété et du savoir-faire de Vues parallèles en ce qui a trait à la communauté. »

Outre le film de Despentes, qui se pose tel un « must » de cette programmation, le deuxième long-métrage du français Dominique Choisy, Les fraises des bois, qu’on caractérise de « déroutant et légèrement tordu » sera également un incontournable présenté les 16 et 19 septembre aux mêmes endroits. S’ajoutent à cela deux courts-métrages québécois : Steam is steam d’Étienne Desrosiers ainsi que Vapor, de Kaveh Nabatian.

Programmation complète : www.fcvq.ca