Vitavi : l’épicerie qui vous veut du bien

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L'épicerie Vitavi, à Montréal

Voilà huit mois que Vitavi a ouvert ses portes dans le quartier gai montréalais. Myriam, française arrivée au Québec il y a plus de 20 ans, raconte avoir  « toujours eu plus ou moins une attitude bio. Mais avoir un enfant avec plusieurs problèmes d’allergies et d’asthme nous a fait réfléchir et regarder plus attentivement la situation ». Après s’être documentée, elle a ainsi compris que « l’organique n’était pas juste une mode, comme certains veulent le faire croire. C’est une réalité. Et cela le sera de plus en plus dans les mois et les années à venir ».  La naissance de l’épicerie est sa réponse à ce constat.

Des chiffres effrayants

Il faut dire que la situation s’avère très préoccupante. De manière générale, selon différentes organisations, environ 140 millions de tonnes d’engrais sont répandues dans le monde chaque année. En Europe, 40% des cancers seraient liés à des problèmes touchant de près ou de loin l’alimentation.  Une alimentation qui, de plus, en l’état actuel des choses, influerait sur 30% du réchauffement climatique. Les solutions semblent peu nombreuses tant les aliments que nous mangeons sont bourrés de pesticides ou contaminés pas les cultures (dans le cas des nappes phréatiques par exemple).
Pour Myriam, ces données, qui devraient alarmer chacun de nous au Québec,  contrairement à ce qu’on peut voir en Europe, semblent assez négligées par la population. « Les gens sont enfermés dans leur routine, donc ils mangent la même chose, ils vont tout le temps aux mêmes endroits pour faire leurs achats. Il n’y a pas de réflexion. Ils sont prêts à sacrifier leur santé, sans vraiment s’en rendre compte. Pendant ce temps le système, lui, fonctionne toujours », se lamente-t-elle.

Ce n’est pas forcément plus cher !

Ces consommateurs aux mauvaises habitudes affirment toujours, pour se défendre que le bio coûte cher. « Ce n’est pas vrai. Beaucoup de produits sont à peu près au même prix », s’exclame Myriam qui nous fait faire alors le tour de l’épicerie : du pain à 3$99, des chips à 1$25. Le cas des fruits et légumes est encore plus frappant : « Un demi-panier, soit l’équivalent de trois sacs, c’est environ 18$. Ailleurs, pour le même prix, vous en aurez un tiers de moins », indique la gérante.  À noter aussi le combo sandwich-jus-chips à 6$99, bien moins que dans la plupart des autres snacks ou fast-food.
Autre avantage : le client sera sûr de manger des fruits et légumes de saison et de qualité – salades, patates, betteraves, pommes, poires…. – et non des importations où les produits chimiques ont déjà fait des ravages. Enfin, si de plus en plus de personnes se mettent à acheter bio, le prix élevé de certains produits baissera automatiquement.
Reste donc au citoyen à changer sa façon de penser. Plus facile en effet d’arrêter le sucre ou le sel que de modifier ses habitudes d’acheteur. « Les gens ont souvent l’impression que la société doit bien s’occuper bien d’eux, qu’ils n’ont pas besoin de se préoccuper de ce type de choses, indique Myriam. Au contraire, tout part d’en bas.  C’est à nous de prendre soin de notre santé. » Et cette défenseure du bio de rappeler que le nombre de maladies frappant les enfants a augmenté drastiquement depuis le début des années 2000, à cause de l’utilisation de plus en plus massive des pesticides dans l’agriculture.
Vitavi
1217A rue Amherst
Montréal (QC)
H2L 3K9
vitavi.ca