Une bonne raison de se tuer : Philippe Besson et l’insoutenable existence

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Philippe Besson Une bonne raison de se tuer livre France

Laura est une femme quelconque d’une quarantaine d’années. L’épouse a été abandonnée, la mère se retrouve aujourd’hui ignorée. « Fanée », écrasée par la solitude et par la douleur sourde de la nostalgie, Laura a décidé que cette journée serait la dernière de sa vie. Elle la mènera comme toutes les autres, la conduisant tranquillement vers ses ultimes instants.

Samuel, quant à lui, est un homme détruit. Il n’avait que Paul, son fils. Celui-ci a pris la décision, quelques jours auparavant, de mettre fin à ses jours. Aujourd’hui ce sont ses funérailles. La douleur est trop vive. Samuel en finira à son tour ce soir.

Souffrance omniprésente

Alors qu’ils traversent cette journée prisonnière de leur pensée, de leur passé, autour d’eux l’Amérique s’agite. Nous sommes en novembre 2008 à Los Angeles. Ce soir peut-être, les États-Unis verront peut-être l’avènement du premier président noir de son histoire.

Bien que sombre, l’écrivain français évite le pathétique et nous invite à un voyage dans la tête de deux êtres détruits qui deviennent presque spectateurs de leur souffrance. Comme si elle se tenait toujours devant eux faisant obstacle à leur perception de l’existence.

Crédit photo : herby_fr.