Un rassemblement gai (encore) interdit à Moscou

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Le sombre maire russe homophobe Iouri Loukov a beau avoir été démis de ses fonctions fin septembre 2010, Moscou reste un terrain difficile pour les gais du pays. Une nouvelle preuve en a été donnée ces dernières semaines. La mairie a ainsi interdit un rassemblement gai, prévu pour le 17 décembre.

Une loi en vigueur pendant 60 ans

Les membres de l’Organisation non- gouvernementale (ONG) Le réseau russe LGBT voulaient se réunir devant ce qui a été le quartier général du défunt KGB, à Moscou. Leur objectif était de demander à la Russie la réhabilitation des personnes qui ont été condamnées à cause d’une ancienne loi soviétique qui interdisait les rapports homosexuels. Cette vieille loi – article 121 du Code criminel – a été établie en 1933, sous Staline, avant d’être abolie en 1993, après la chute de l’URSS.
Cette idée de rassemblement est née deux mois après un jugement remarqué de la Cour européenne des droits de l’Homme. Fin octobre 2010, cette dernière avait en effet condamné la Russie pour avoir précédemment interdit plusieurs marches de la fierté gaie à Moscou. Ce jugement avait alors suscité beaucoup d’espoirs chez les militants LGBT du pays.
Crédits photo (Fierté LGBT à Moscou en 2008) : Nikolai Alekseev.

Le sombre maire russe homophobe Iouri Loukov a beau avoir été démis de ses fonctions fin septembre 2010, Moscou reste un terrain difficile pour les gais du pays. Une nouvelle preuve en a été donnée ces dernières semaines. La mairie a ainsi interdit un rassemblement gai, prévu pour le 17 décembre.Une loi en vigueur pendant 60 ansLes membres de l’Organisation non- gouvernementale (ONG) Le réseau russe LGBT voulaient se réunir ce qui a été le quartier général du défun KGB. Leur objectif était de demander à la Russie la réhabilitation des personnes qui ont été condamnées à cause de l’ancienne loi soviétique qui interdisait les rapports homosexuels. Cette vieille loi – article 121 du Code criminel – a été établie en 1933, sous Staline, avant d’être abolie en 1993, après la chute de l’URSS. Cette idée de rassemblement est née deux mois après un jugement remarqué de la Cour européenne des droits de l’Homme. Fin octobre 2010, cette dernière avait en effet condamné la Russie pour avoir précédemment interdit plusieurs marches de la fierté gaie à Moscou. Ce jugement avait alors suscité beaucoup d’espoirs chez les militants LGBT du pays.Crédits photo (Fierté LGBT à Moscou en 2008) : Nikolai Alekseev.