Trans : la recherche pour contrer la discrimination

Par  |  Aucun commentaire

UQAM Trans Line Chamberland

L’équipe de recherche du département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal mène depuis un an une vaste étude sur le vieillissement et l’état de santé des transsexuels et des transgenres. L’équipe est dirigée par la professeure Line Chamberland (titulaire de la nouvelle Chaire contre l’homophobie): « C’est la première fois au Québec et probablement au Canada qu’une équipe universitaire se penche sur ces questions ».

Les chercheurs s’attardent à trois aspects en particulier dans leurs travaux: les conditions de vie, l’état de santé et les problèmes particuliers auxquels peuvent faire face les transsexuels et les transgenres qui ont atteint l’âge de la retraite.

Rendez-vous le 23 mars à Ottawa

La méthodologie employée a été concentré sur la cueillette de témoignages: « Nous avons interrogé sur une longue période et à plusieurs reprises environ dix transsexuels et transgenres qui, sous le couvert de l’anonymat, ont accepté de se livrer avec beaucoup de générosité et de transparence », selon Madame Chamberland.

Les résultats préliminaires de cette vaste enquête seront dévoilés en primeur à Ottawa le 23 mars prochain lors de la conférence 2012 de l’Organisme Santé Arc-en-ciel Ontario (20-23 mars). « Nous souhaitons profiter de cette tribune privilégiée pour donner le plus de visibilité possible à nos travaux et susciter des échanges constructifs avec toutes les organisations concernées par la question », soutient madame Chamberland.

La conférence 2012 de Santé Arc-en-Ciel Ontario devrait réunir des représentants d’organismes ontariens, québécois et possiblement de d’autres provinces canadiennes qui offrent des services de soutien aux transsexuels et aux transgenres.

Crédit photo : abdallah.