Trans Égéria continue son parcours

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Mise de l’avant par l’organisme Aide aux transexuels et transexuelles du Québec (ATQ) et propulsée par la fondation Émergence (collaborateur de Gai Écoute, s’affaire à la lutte contre l’homophobie), l’exposition créée par Frédéric Fontan en France n’a cessé de surprendre depuis son accrochage à Montréal en mai dernier. Le commissaire en est d’ailleurs particulièrement fier : « Il ne faut pas oublier que dans le LGBT il y a un « T ». Malheureusement, c’est souvent le cas. Même lors de Stonewall, les personnes trans étaient là pour lutter », soulignait-il lors du passage de l’exposition dans la métropole.

« Aux noms plus connus à l’international, comme ceux de Léa T (ci-dessus), d’Andrej Pejic ou de Buck Angel (ci-dessous), s’ajoutent désormais des personnalités d’ici qui ont aidé à démystifier le transgenre, tels la dramaturge Nina Arsenault, le militant des gars trans Alexis Comte (dans une photo par Damian Siqueiros), Michelle Blanc et Marie-Michelle Godbout, fondatrice de l’ATQ. Pour Frédéric Fontan, la juxtaposition de militants et de mannequins fait partie du projet. Même si le côté glamour de certains portraits semble plutôt souligner  le « mystique » que la démystification « cette attirance aide les gens à vouloir comprendre ». « J’ai voulu que ça soit une exposition où les gens soient désirables, » assure-t-il ».

À Chicoutimi, ce sera donc une occasion de véritablement peser l’ouverture des gens de la région, alors qu’en ce lundi 17 septembre, il s’agit déjà de la dernière journée d’exposition. Notons que celle-ci s’est ouverte sur un vernissage auquel a participé Russel-Aurore Bouchard, auteure et historienne québécoise du Saguenay-Lac-St-Jean.

Trans Égéria, jusqu’au 17 septembre, 2012

Bibliothèque publique de Chicoutimi
155, rue Racine Est
Saguenay (Chicoutimi), Québec, G7H 1R5
Téléphone : (418) 698-5350