Sujan Stevens : Le bijou « The age of adz »

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The Age of AdzConnu pour sa folk-pop, Stevens opte cette fois-ci pour un changement radical de sonorité, ajoutant rythmes et sons électroniques et même vocodeur pour modifier la voix. Mais même s’il modifie l’emballage, on retrouve toujours le sens unique de l’artiste pour les mélodies, ses arrangements très complexes sans oublier chœurs, harmonies et orchestrations grandioses.

Album majeur

L’album s’ouvre sur une fausse piste avec Futile Devices, petite ballade folk tout en douceur, pour se terminer par une épique Impossible Soul, chanson de 25 minutes, protéiforme, entre R’n’B, electro et autotune à la Kanye West. Entre les deux, 75 minutes de musique ambitieuse mais accessible.
Il est toujours étonnant de voir un artiste aussi cérébral, aux constructions de chansons si complexes, obtenir un résultat viscéral et touchant. Sufjan Stevens est à la fois son style et sa mode à lui tout seul. Après une longue période de doutes sur son travail d’artiste, il tente à travers cet album de laisser parler son instinct, sa spontanéité, véritable fil rouge de l’album. Bref, si cet album risque de diviser les puristes de l’ancien Sufjan, il risque bien de rejoindre Illinois au rang des albums majeurs de la musique indé américaine.