Simon Legault : les cents solidaires

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Depuis près de six mois, Simon Legault œuvre en tant que stagiaire au Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le VIH-Sida à Québec. Apercevant le crépuscule de cette expérience tant enrichissante que bouleversante, il a pris quelques initiatives pour laisser sa trace.

Il a donc lancé, sur Facebook, un mouvement appelé « le 27 mai, je sauve une vie avec une cent ». Jamais il ne s’attendait à un tel engouement de la part des gens face à son initiative : « Au début, je faisais cela pour mes proches, pour les gens que je connais (…) mais ça a été rapidement repris par des groupes comme GRIS-Québec, le GGUL et d’autres (…) et ça a grossi ».

Le principe est fort simple : chaque individu ramasse ses vieux sous noirs qui trainent et qui ne servent pas, les lui apportent (ou il se déplace pour les cumuler) et l’argent amassé va directement à la cause, en vedette le 27 mai prochain, alors que se déroulera le 27e encan annuel de l’association. Ignorant à quoi il peut s’attendre, le jeune homme vise une récolte très possible de 300 à 800 dollars.

Bien que modeste, il invite les gens à donner généreusement (pas seulement des 1 cents, mais également des pièces de 5 ou 10). « Jusqu’à maintenant, le dernier décompte nous faisait dépasser le cap des 120$, mais ça a bougé pas mal depuis (…) et je déclarerai le montant final lors de la journée du 27 au bar le Drague », nous confie-t-il.

Le retour de l’Escouade Caoutchouc

Le jeune étudiant n’en est pas à sa première action pour le mouvement. Celui qui avouait ne pas connaître l’organisme avant son stage aura contribué à redonner vie à l’Escouade Caoutchouc, le jeudi 10 mai dernier. Disparue depuis une dizaine d’années, cette campagne de prévention revenait à l’occasion des 25 ans de MIELS-Québec  en 2012, dans le but de rappeler que la maladie existe encore, et que les risques sont toujours présents. Avec plus de 3.000 condoms et 500 pochettes d’informations à distribuer, l’Escouade s’est promenée dans les bars de la Grande-Allée avec une ambiance festive en tête : « On venait cibler la population hétérosexuelle de 18-25 ans cette fois, mais on était dans les bars, pour se faire connaître, pour jouir de la nuit avec ces gens, tout en leur rappelant qu’on peut jouir protégés. »

Ainsi, le Dagobert, les Voûtes de Napoléon, le Pub Ozone, le Maurice nightclub, pour ne nommer que ceux-là, ont été l’assaut d’une trentaine de bénévoles, de quelques djembés et de mascottes pour donner à MIELS et à leurs partenaires la visibilité nécessaire pour la lutte contre la maladie, qui ne semble pas vouloir disparaître.

S’il a dû beaucoup lire et se documenter sur la cause, Simon Legault dit en ressortir gagnant : « Aujourd’hui, je suis mieux outillé pour répondre à ce genre de problèmes. Les gens ici m’ont profondément touché. Leurs histoires sont humainement troublantes, et vraies. L’équipe est formidable, je vais m’ennuyer.» Il espère désormais que davantage d’initiatives comme la sienne viendront dans les années à venir.

Crédit photo : Document remis