Russie : Pussy Riot, les féministes qui dérangent Poutine

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Russie : Pussy Riot, les féministes qui dérangent Poutine

Les féministes de Pussy Riot ont plaidé non coupables à des accusations de vandalisme fondé sur la haine religieuse après avoir fait une prestation en février dernier dans la principale cathédrale de Moscou. Les musiciennes, connues pour leurs balaclavas (cagoules) colorées, avaient alors interprété la chanson contestataire « Vierge Marie, chassez Poutine», pour protester contre l’appui des dirigeants de l’Église russe orthodoxe au régime autoritaire de l’actuel président. Elles sont incarcérées depuis ce printemps.

Si elles sont reconnues coupables, Maria Alekhina, Yekaterina Samutsevich, et Nadezhda Tolokonnikova  pourraient faire face à sept ans de prison. Leur procès, qui devait être diffusé en direct sur internet, a suscité un si grand intérêt auprès du public russe, tant chez leurs défenseurs que chez leurs détracteurs, que cette proposition a été rejetée cette semaine. Les accusations de hooliganisme sont critiquées par les observateurs internationaux (comme Amnistie internationale) et sont perçues comme une tentative du gouvernement d’attaquer la liberté d’expression.

« Tout le monde peut être une Pussy Riot »

Ainsi, certains craignent que le gouvernement Poutine utilise l’emprisonnement et le procès des Pussy Riot pour impressionner une société russe qui manifeste de plus en plus son mécontentement face à la main de fer du chef du Kremlin. Vladimir Poutine est connu pour sa désapprobation sévère des médias et son allégeance envers l’Église orthodoxe russe.

Dans une entrevue avec The Guardian, les filles masquées de Pussy Riot ont mentionné que « même si trois d’entre elles sont emprisonnées, d’autres Pussy Rioters prendront [leur] place ». Les balaclavas dont elles sont habituellement vêtues ne sont pas seulement pour leur protection et leur discrétion. C’est également pour rappeler que « tout le monde peut être une Pussy Riot ».

Signez la pétition afin que les autorités russes libèrent Pussy Riot à l’adresse suivante : takeaction.amnestyusa.org.

Crédit photo : Pixelwhip.