Prague: le pouvoir hostile à la première marche des fiertés

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Gay Pride Prague Vaclav Klaus

Václav Klaus a été le dernier à avoir mis son grain de sel dans ce qui constitue une polémique nauséabonde avec comme cible les militants GLBT de République tchèque. Le président de l’état d’Europe centrale a ainsi refusé de condamner, ces dernières heures, les propos scandaleux de son conseiller.

Petr Hájek avait affirmé, en fin de semaine dernière, être opposé à la marche des fiertés de Prague, le monde des gais et des lesbiennes représentant « un monde dans lequel les déviations sexuelles sont élevées au rang de vertus, l’anormalité au rang de norme et la destruction de la société au rang de saint progrès».

« Bien que les déclarations de Petr Hájek n’étaient pas les miennes et que j’aurais peut-être utilisé des mots différents, je ne vois pas non plus quelle fierté il peut y avoir à organiser une marche des fiertés », a pour sa part indiqué Václav Klaus. Le chef de l’État tchèque a également critiqué une pétition signée par 13 ambassadeurs qui soutiennent la tenue du festival GLBT.

Publicité inespérée ?

Quelques jours plus tôt, un membre de l’équipe du ministre de l’Éducation a co-signé une lettre adressée au représentant américain à Prague. Critiquant l’appui de cette ambassade à la marche des fiertés, Ladislav Bátora parle d’une manifestation organisée par des militants dont les demandes « dépassent le cadre de la simple tolérance», en référence au thème Festival Tolérance de l’événement.

Celui-ci se déroulera quoi qu’il arrive du 10 au 14 août. Il s’agit d’une première dans cette ville très touristique et très prisée par les visiteurs gais. Parmi toutes ces activités, la marche du 13 fera bien sûr office de point d’orgue. Les organisateurs affirment que cette polémique a permis de faire une publicité optimale à la série de concerts et de films prévus tout au long de ces quatre jours.

Crédits photo: Celesteh.