Luka Rocco Magnotta reconnu coupable de meurtre prémédité

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Le jury s’est finalement rallié après huit jours de délibérations à la thèse de la couronne dans le procès hautement médiatisé de Luka Rocco Magnotta et a rejeté sa défense de non-culpabilité à cause de son état mental. La Couronne soutenait avec moult preuves que Magnotta avait planifié son crime et qu’il était extrêmement organisé.
Magnotta avait reconnu dès le début du procès qu’il avait bel et bien tué et démembré l’étudiant chinois Lin Jun en mai 2012. C’est ce que le juge Guy Cournoyer avait annoncé aux membres du jury dès l’ouverture du procès lundi à Montréal. Le procès portait donc sur son état mental au moment des crimes. Son avocat a cherché à prouver qu’il était non criminellement responsable.
Magnotta faisait face à des accusations de meurtre prémédité, d’outrage à un cadavre, de production de matériel obscène, d’utilisation de la poste pour le publier et d’avoir harcelé le premier ministre Stephen Harper et d’autres membres du Parlement.
L’avocat de Rocco Luka Magnotta, Luc Leclair, a tenté de prouver que son client souffrait d’un problème de santé mentale lorsqu’il a commis ses gestes. Il est schizophrène, avait-t-il soutenu devant les 14 jurés. L’avocat avait longuement parlé en faisant appels à des psychiatres qui avaient rencontré Magnotta des problèmes de santé mentale de son client. Luka Rocco Magnotta aurait été mal diagnostiqué, ce qui l’avait entraîné dans une vie « chaotique », que ce soit à Toronto, en Floride ou à Montréal. La Couronne soutenait qu’au contraire Magnotta avait feint la folie après le meurtre.
La thèse de la Couronne retenue
Le procureur de la Couronne Louis Bouthillier tentait pour sa part prouver que le meurtre de Lin Jun était prémédité, planifié six mois à l’avance. Un journaliste anglais est même venu témoigner à ce sujet.
Il a d’ailleurs révélé qu’une semaine avant le crime, une vidéo avait été réalisée dans l’appartement de Magnotta, montrant une autre personne dans la même position que l’étudiant chinois au moment du meurtre.
Me Bouthillier a rappelé que l’assassinat de Lin Jun a été filmé et diffusé. Il s’agit d’une vidéo « sordide et troublante », dans laquelle on voit non pas le meurtre, mais la profanation du cadavre de la victime.