L’Inde pourrait re-criminaliser l’homosexualité

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Deux Indiens s'embrassant.Les appels ont été lancés par divers groupes et individus dont plusieurs sont de nature religieuse. D’autres groupes sont intervenus afin de défendre les droits des homosexuels indiens, dont le célèbre cinéaste Shyam Benegal, un groupe de 19 parents et de jeunes homosexuels, un groupe de 16 universitaires et leurs enseignants, en plus de 14 professionnels de la santé mentale.

 

« Tous ces appuis ont été considérés par la Cour. Ça va considérablement équilibrer la cause des 15 appels qui s’oppose à nous, la plupart d’entre eux proviennent de groupes religieux extrémistes », a déclaré un des militants, le docteur Vikram.

En 2009, le gouvernement indien a décidé de faire une interprétation atténuée de l’article 377 du Code pénal interdisant les « relations charnelles contre nature entre hommes, femmes ou avec un animal » sous peine de 10 ans de prison. Depuis, elle ne s’applique plus aux relations sexuelles entre adultes consentants.

Le tribunal avait alors statué sur le caractère anticonstitutionnel de cette loi fondée sur la discrimination d’ordre sexuel, affectant la protection des libertés individuelles. « L’article 377 est motivé par une animosité envers une classe de la société plus vulnérable. Il n’a d’autre but que de criminaliser un comportement non conforme à l’opinion morale ou religieuse d’une certaine partie de la société », a conclu la cour.

Cette décision de la Cour suprême a eu pour effet de décriminaliser l’activité de 17 % des personnes LGBT de la planète tenant compte de la population de l’Inde, évaluée à 1,2 milliard de personnes.