Le prédicateur islamiste homophobe Bilal Philips expulsé des Philippines et bientôt de retour au Canada?

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Le prédicateur islamiste et homophobe d’origine jamaïcaine, Abu Ameenah Bilal Philips, qui avait été arrêté dimanche aux Philippines, a accepté d’être renvoyé au Canada, a annoncé samedi une responsable de l’immigration.

Le prédicateur âgé de 68 ans sera renvoyé au Canada, pays où il a grandi, dès que possible, a déclaré la responsable, Elaine Tan. «Il a lui-même demandé à être expulsé», a-t-elle dit à l’AFP, permettant ainsi à Manille de le renvoyer sans avoir à effectuer les formalités d’extradition.

Déjà interdit de séjour aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie, Abu Ammenah Bilal Philips avait été arrêté dimanche dans la ville de Davao (sud) peu après son arrivée. Il comptait donner une série de conférences dans le Sud où réside la minorité musulmane.

«Les services du gouvernement philippin nous ont demandé de l’expulser parce qu’il constitue une menace potentielle envers la sécurité nationale», avait alors indiqué Elaine Tan.

Il avait été expulsé d’Allemagne en avril 2011 après avoir participé à un rassemblement d’islamistes à Francfort. Sur You Tube dans un clip ‘Islam and Homosexuality’, il se vante que cette interdiction faisait suite à ses appels à appliquer la loi islamique notamment en matière d’homosexualité. Le charia prévoit l’exécution des homosexuels reconnus ‘coupables’ de sodomie. Sur son site internet, il affirme être né en Jamaïque, probablement le pays le plus homophobe des Amériques, mais avoir grandi au Canada où il se serait converti à l’islam en 1972. Il dit diriger l’école islamique Abu Huraira Center de Toronto.

Les cinq millions de musulmans philippins (sur une population proche de 100 millions) considèrent le Sud comme leur terre ancestrale, depuis l’arrivée de marchands venus d’Arabie au 13e siècle.

Les insurrections ont fait quelque 150 000 morts depuis les années 1970. Le principal groupe rebelle, le Front moro islamique de libération, a engagé un processus de paix avec le gouvernement mais deux autres groupes, Abou Sayyaf et les Combattants islamiques pour la liberté de Bangsamoro, restent actifs.

Elles ont récemment fait allégeance à l’État islamique (EI) dans des vidéos diffusées sur l’internet.

(Sources AFP)

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