Le CGQL dénonce l’attitude du gouvernement Harper concernant les trans

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ottawa

«Non seulement ce gouvernement vient de retirer aux personnes trans incarcérées leurs droits les plus fondamentaux en matière de santé liés à leur condition, mais il s’oppose également à l’ajout de la notion d’identité de genre comme motif de discrimination à la Loi canadienne sur les droits de la personne», explique le CQGL dans un communiqué
C’est le 8 décembre dernier qu’a eu lieu, au Parlement fédéral, un vote important pour les communautés transsexuelles et transgenres. Il s’gissait de permettre au projet de loi C-389, prévoyant l’ajout des notions d’identité de genre et d’expression sexuelle à la Loi canadienne sur les droits de la personne, de passer en troisième lecture, ainsi qu’au débat et au vote final, prévu en mars.

Presque tous les conservateurs ont voté contre

Si tous les députés du NPD, du Bloc québécois et la grande majorité des libéraux ont voté en sa faveur, les Conservateurs ont presque tous voté contre.
Le gouvernement démontre «que les personnes transsexuelles ne sont pas des citoyennes et citoyens à part entière. Qu’ils ne méritent pas d’avoir enfin la même couverture juridique contre la discrimination qu’ont les autres minorités au pays», affirme le président du CQGL, M. Steve Foster.
Autre reproche de l’organisme LGBT: le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a décrété cet automne que les personnes transsexuelles non-opérées, incarcérées au fédéral, ne pourraient plus obtenir de chirurgies de réassignation sexuelle, déclarant que le gouvernement «n’a pas à payer pour des soins de santé non essentiels».

Des chirurgies «essentielles»

Pour le CQGL, «les études sur la transsexualité démontrent qu’au contraire, pour un grand nombre de personnes transsexuelles, ces chirurgies sont une partie essentielle de leur cheminement, une nécessité médicale à leur bien-être physique et mental, donc une question de survie».
«En agissant ainsi, le ministre donne une fausse image du rôle des chirurgies de réassignations sexuelles, laissant sous entendre qu’il ne s’agit que de caprices esthétiques. Une position d’autant plus aberrante lorsque l’on sait que le système carcéral ne reconnait le sexe d’une personne que par ses organes génitaux, faisant en sorte que des femmes transsexuelles non-opérées se retrouvent dans des prisons d’hommes et des hommes transsexuels non-opérés, dans des prisons de femmes, avec tous les problèmes et conséquences que cela entraine», ajoute l’organisme.