Le Canada soutiendra la décriminalisation de l’homosexualité

Par  |  Aucun commentaire

ottawa parliament commonwealth homosexualité gay

Il y a deux jours, interrogé par les porte-paroles du NPD en matière de droits LGBT, Randall Garrison et Dany Morin, John Baird avait indiqué que le « Canada allait prendre un rôle très actif » en faveur des droits de l’Homme, y compris l’adoption d’une Charte du Commonwealth. Il avait cependant éludé la question de la décriminalisation de l’homosexualité.

Randall Garrison a de nouveau demandé aujourd’hui au ministre de faire le « même engagement clair » que le Royaume-Uni et l’Australie ont exprimé ces dernières semaines en faveur de la décriminalisation de l’homosexualité. Le ministre, qui représentera le Canada au sommet des chefs d’États du Commonwealth à Perth, s’est cette fois montré plus précis.

« Les droits de l’homme seront en première ligne, au centre du Sommet du Commonwealth la semaine prochaine, a-t-il ainsi déclaré. Nous allons considérer l’adoption du rapport des personnes éminents du Commonwealth. Le droit des gais et lesbiennes est d’une importance énorme. Il est inacceptable que l’homosexualité demeure criminalisée dans la majorité des nations du Commonwealth et nous allons bien sûr amener cette problématique devant le sommet. »

La pression s’accroît sur le Commonwealth

Le groupe des personnes éminentes (EPG) évoqué par le ministre est un corps transnational de juristes, magistrats et technocrates nommés par les pays membres du Commonwealth. Chargé d’émettre des recommandations à la réunion des chefs d’État du Commonwealth (CHOGM), il leur a dernièrement préconisé l’abrogation des lois criminalisant l’homosexualité, arguant qu’une telle législation minait les efforts pour combattre le VIH/Sida.

Avec le Royaume-Uni de David Cameron, l’appui du ministre des Affaires étrangères australien Kevin Rudd et celui de l’actuel secrétaire général du Commonwealth, le Pakistanais Kamalesh Sharma, ce soutien du Canada met davantage de pression sur les 41 États du Commonwealth, notamment africains, où l’homosexualité reste un crime, afin qu’ils modifient leur législation.

Crédits photo: Reza Vaziri.