La Radical Queer Semaine : art, justice sociale et « parté » !

Par  |  Aucun commentaire

Radical Queer Semaine Montréal

Retour en 2009. La Radical Queer Semaine a débuté son collectif avec des rencontres à la Coop-café le Touski, située dans Centre-Sud. Financée presque entièrement grâce aux profits générés par les partys accueillis par le groupe (avec un peu d’aide de POMPe), la RSQ s’est distinguée comme étant l’un des festivals indépendants des plus militants (et bilingue) en son genre. Le choix du nom du groupe a été délibéré, même si la syntaxe sonne faux. « Radical Queer Semaine » a été choisi par le collectif dès les premières rencontres, en 2008, à la place de  « Semaine des Queers radicaux ». Pour eux, c’était un moyen de ne pas prendre parti, même si l’usage du français, lors des événements, était une priorité pour le groupe.

Cette année, les événements auront principalement lieu dans un loft loué par le groupe dans Centre-Sud, qu’ils appellent affectueusement le Sissy Space X (ou SSPX), situé au 2229 rue Sainte-Catherine Est. Une multitude d’événements se tiendront également au Centre communautaire gai et lesbien, au Café Touski, et plus excitant encore, à la galerie momentanée « Frais Peint » (180 Ste-Catherine Est), où le collectif d’art « X POSE » présentera une exposition d’affiches queer, de sculptures, d’installations et de peinture. Le tout sera animé par l’animateur et agent provocateur français Tom de Pékin, accompagné de queers offrant de la bombe visuelle ; JonnyBonnyRock, JJ Levine, Jamie Ross et les affiches de la série « Poster / Virus » de « AIDS Action Now! ».

Solidarité avec les frères et soeurs algérien(ne)s

L’un des nombreux événements revenant chaque année est la nuit de musique HOMOSOuNdS. Celle-ci aura lieu le mercredi 29 février à la Coop les Katacombes (1635 boul. St-Laurent). Cette année, on retrouvera le chanteur cosmopolite de folk-rock Sami Basbous, Echo Beach (en collaboration avec Salon Identité de Julie Maston), le séducteur Joseph Gabereau et le duo père-fil Frank + Sid. À ne pas manquer !

Des événements comme HOMOSOuNdS et la collecte de fonds de GLOREEBOX du vendredi 24 février, avec les Djs Plastik Patrik, Frigid, Maxime Armstrong, JonnyBonnyRock and Life the Wolf font en sorte que la RDS retient l’attention du public : la moitié des bénéfices générés par ces événements (se déroulant au Drugstore) ira à Lettre en couleur, un projet de solidarité avec le collectif LBGT algérien Abu Nawas. Celui-ci envoie des livres ayant des thèmes queer (en français, en anglais et en arabe) à leurs alliés algériens qui subissent une censure étatique systématique sur ce sujet.

Mais au-delà des partys et des spectacles, les participant(e)s à la RDS s’engagent à « faire plus que d’aller simplement fêter et d’assister aux concerts », insiste Seb Sevan’ilto Whorhag, membre du collectif. Il y a plus de 30 ateliers dans ce programme renforcé, allant du mode d’emploi pour se fabriquer un bec-pissoir pour uriner debout (pour celles qui n’ont pas de pénis), à comment vivre un « polyamour » ou encore notre titre préféré, « De l’intervention missionnaire à la position missionnaire : décoloniser le genre et la sexualité », avec Ed Lee de Ethnoculture et deux chercheures queer, Kama Maureemootoo et Taushif Kara.

Pour plus d’information : radicalqueersemaine.com

Traduction : V.G.