La France interdit le poppers

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Poppers interdit en France

Les associations GLBT françaises dénoncent, ces derniers mois, le vent de conservatisme liberticide qui soufflerait dans leur pays. L’annonce de l’interdiction de vendre du poppers renforcera sans doute leur sentiment. Depuis le 7 juillet, il n’est plus possible de commercialiser ce produit très prisé dans la communauté, notamment pour ses « vertus » décrites comme euphorisantes.

Le gouvernement français justifie cette décision par les chiffres récemment communiqués concernant l’utilisation du poppers. Selon la Mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la toxicomanie, 5,3% des 18-64 ans en ont déjà utilisé au cours de la vie. Ils n’étaient « que » 3,9% en 2005.

Le président de l’organisme rappelle que « la consommation des poppers est très nocive pour la santé ». Associé à certains autres produits, il peut être à l’origine de troubles cardiaques. Des pertes visuelles ont également été constatées suite à son inhalation.

Déjà une interdiction en 2008

Après l’annonce de son interdiction, le Syndicat national des entreprises gaies n’a pas tardé à réagir. « C’est aberrant de s’en prendre ainsi à un produit qui était encore légal le mois dernier, quand on sait que le cannabis est consommé par 13 millions de Français », a affirmé son président Rémi Caron.

En 2008, le gouvernement français avait tenté une première fois de faire interdire le poppers. La décision avait été annulée un an plus tard par le Conseil d’État, une des plus hautes institutions du pays, qui avait alors parlé d’une « mesure excessive et disproportionnée au regard des risques que représente la commercialisation de ce produit pour la santé et la sécurité des consommateurs ».

Il sera cette fois plus difficile de faire tomber cette mesure. L’abrogation de 2009 avait été possible car le nitrite d’alkyle n’était pas à l’époque considéré comme un produit stupéfiant. Le gouvernement a depuis retenu la leçon : la substance faisant désormais partie de cette liste noire.

Crédits photo: Wikipédia.