Fondation québécoise du sida: le recrutement des donateurs en question

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Sida La Fondation québécoise du sida : le recrutement des donateurs en question

Reconnaissables à leurs chandails/manteaux rouges, les recruteurs de donateurs de la Fondation québécoise du Sida ont peut-être déjà eu l’occasion de solliciter votre générosité près des métros Beaudry ou Mont-Royal. Mais un reportage de Radio Canada, diffusé la semaine dernière, indiquait que cette méthode de financement coûtait cher à la Fondation québécoise du Sida : 80 % des dons reçus servirait à ses campagnes de recrutement et au règlement de ses factures.

« Un certain nombre d’annulations »

Ken Monteith, directeur de la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida, qui soutient la Fqsida, tient toutefois à remettre les pendules à l’heure : « On doit investir avant de recevoir une cenne. Je demeure convaincu que ça va être intéressant à long terme comme source de financement pour les groupes. Car si ça permet de faire des choses que les gouvernements ne veulent pas financer, tant mieux ».

Il fait remarquer que « oui, les donateurs participent au remboursement, mais on s’assure que dès le début, ils contribuent quand même à des organismes. Ce pourcentage qui va à la cause augmente progressivement ». Pour COCQ-Sida, les campagnes de recrutement coûtent cher mais elles permettent également un excellent travail de sensibilisation auprès du public.

« Nous avons eu un certain nombre d’annulations [à la suite de ce reportage], pas autant qu’on le craignait, mais il y a des gens qui nous ont contacté pour annuler qui ont fini par rester », rassure Ken Monteith.

Crédits photo: Andy McCarthy UK