Joy to the world de Pink Martini: une bouffée d’oxygène pour l’hiver

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L’album de Pink Martini réussit le tour de force de nous surprendre sur un thème maintes fois exploité par l’industrie musicale, tant par le choix de chansons «du monde» que par les arrangements apportés aux morceaux plus proches de nous. On pense ici à Little Drummer Boy, sublimée par le piano «pinkmartinien» de Thomas Lauderdale, Auld Lang Syne, revisité façon samba (!), ou encore White Christmas entonné en japonais.
Au fond, le groupe ne prend pas de gros risques et fait encore ce qu’il connaît de mieux. Il pioche dans de vieilles chansons inconnues issues pour la plupart des quatre coins du monde (Ukraine, Italie, Chine, Allemagne), et en les dépoussiérant à coup d’arrangements orchestraux et de voix chaudes (China Forbes excelle en la matière).

Déjà numéro 2 sur iTunes Canada

La recette s’avère efficace : déjà numéro 2 des ventes sur iTunes Canada, Joy to the world est une vraie satisfaction pour les oreilles, mêlant douceur, rythme et parfois véritable nostalgie. Pink Martini évite habilement les écueils d’un style borné depuis bien trop longtemps à une poignée de standards usés.
Une vraie bonne surprise à écouter dans un fauteuil, au calme, bien loin des centres d’achats.
Coups de cœur de la rédaction : Elohai N’tzor, prière en hébreu, A snowglobe Christmas (composition originale du groupe), Auld Lang Syne. Ci-dessous Shchedryk, chant ukrainien repris par Pink Martini