Jamaïque : bientôt une amélioration pour les GLBT ?

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Elle a parlé d’une « tâche colossale » lors de sa prise de fonctions, hier, devant plusieurs dizaines de milliers d’invités. Portia Simpson-Miller, située à gauche sur l’échiquier politique jamaïcain, devra lutter contre la dette et la pauvreté qui frappent l’île des Caraïbes. Mais celle qui a déjà été première ministre en 2006-2007 affirme aussi vouloir défendre les droits GLBT.

Au centre notamment des projets de la femme politique de 66 ans : la buggery law, la « loi contre la sodomie ». Celle-ci prévoit jusqu’à dix ans de prison ou de travaux forcés pour des relations anales et vise principalement les gais. Elle pourrait donc être revue, mais pas abrogée cependant, a souligné le parti de la première ministre, le PNP (Parti national du peuple jamaïcain).

Une société hostile aux gais

«Personne ne devrait être victime de discrimination en raison de son orientation sexuelle», a affirmé Portia Simpson-Miller lors d’un débat télévisé contre celui qui est désormais son prédécesseur, Andrew Holness (centre-droit). « Les gais pourront travailler au sein de mon cabinet », a-t-elle ajouté.

La Jamaïque est considérée comme l’un des pays les plus homophobes au monde. Une trentaine de GLBT auraient été assassinés ces 15 dernières années. Beaucoup de meurtres homophobes n’étant pas revendiqués comme tels, les chiffres pourraient être encore plus importants.

Alors que plusieurs chanteurs s’en prennent ouvertement contre les gais, la population leur reste, elle aussi, largement hostile : selon une étude datée de janvier 2011, la majorité des personnes interrogées disent avant tout éprouver de la répulsion pour les homosexuels.

Crédits photo: Wikipédia.

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