Intimidation : le gouvernement répond-il aux demandes ?

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Un plan d’action prolongé jusqu’en 2015, un projet de loi bientôt déposé, une stratégie nationale mise en place, un site Internet lancé… Le gouvernement libéral a sorti l’artillerie lourde pour réagir au phénomène de l’intimidation à l’école. Certains évoquent un geste électoraliste, alors que Jean Charest avait fait spécialement le déplacement pour se tenir aux côtés de Line Beauchamp, ministre de l’Éducation, ce dimanche, lors de la conférence de presse. Les intéressés parlent plutôt de l’urgence qui doit pousser à l’action.

Beaucoup ont salué l’initiative. L’Association québécoise des directions d’écoles et l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire se félicitent de ce « pas vers la solution pour éradiquer la violence à l’école », rappelle Le Devoir dans son édition de ce jour. Même chose du côté de Jasmin Roy, qui a lancé l’an passé sa fondation pour mobiliser l’opinion publique sur le problème.

Argent mal géré

Pour autant, certaines critiques n’ont pas tardé à poindre. L’animateur, auteur de Osti de fif! (récit sur son adolescence où il a dû subir des violences homophobes à l’école), rappelle ainsi que les principales requêtes de son organisme n’ont pas obtenu de réponse, à commencer par « la nécessité de nommer une personne par école responsable du dossier de lutte contre l’intimidation, une problématique qui est de plus en plus visible en milieu scolaire, et surtout qu’elle soit libérée au moins une journée par semaine afin de se dédier spécifiquement à cette tâche ».

De son côté, Chantal Longpré, vice-présidente de la Fondation Jasmin Roy et présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, critique l’aspect financier : « Pour nous, les directions d’école, c’est un copié-collé du plan de 2008-2011 avec les mêmes montants qui sont reconduits, plus un petit ajout d’un million pour la campagne de publicité », a-t-elle indiqué au Devoir.

Lors d’une précédente entrevue accordée à notre rédaction, Jasmin Roy rappelait que la somme débloquée pour le premier plan avait été plutôt mal gérée, les écoles ayant finalement touché trop peu d’argent pour pouvoir agir efficacement.

Crédits photo : Luzologia.