Image + Nation 2011 : notre sélection

Par  |  Aucun commentaire

weekend Image et Nation 2011 programme

Four More Years, comédie politique suédoise, fera l’ouverture d’image + nation 2011. David Holst, chef du Parti libéral de Suède, battu aux dernières élections, tombe amoureux d’un de ses adversaires. Une situation qui n’est pas forcément du goût de sa femme. Le film de Tova Magnusson montrera sans doute combien la Suède reste un pays à part lorsqu’il s’agit des gais.

La bande-annonce de Weekend a déjà fait chavirer quelques cœurs. Il faut dire que les acteurs (Tom Cullen et Chris New, en photo) allient talent et esthétique. Ils donnent une âme à ce récit simple et réaliste de deux hommes dont la liaison arrosée d’une nuit se transforme en histoire d’amour improbable. Assurément l’un de meilleurs films du festival.

Autre long métrage attendu : Notre Paradis de Gaël Morel. Vassili (Stéphane Rideau), prostitué « vieillissant » tombe sur le jeune Angelo (Dimitri Durdaine), confrère blondinet au visage parfait. Leur romance s’accompagne les accès d’extrême violence du plus âgé des deux « héros » qui assassine certains de ses clients. Le réalisateur français signe un film noir, peuplé de fantasmes souvent détonants. Aussi déconcertant que captivant.

À noter aussi, la projection du film argentin Ausente (Teddy Award du meilleur film lors du prestigieux Festival international du film de Berlin). Le long métrage aborde un thème délicat : le jeu de séduction qui s’installe entre un élève adolescent et l’un de ses professeurs.

Du côté des documentaires, Gen Silent fera forcément parler de lui alors que le Québec s’est doté d’une charte pour la bientraitance des aînés GLBT. L’Américain Stu Maddux a cherché à comprendre pourquoi cette génération de gais et de lesbiennes qui a eu le courage de mener les premières luttes LGBT retourne aujourd’hui dans le placard.

The advocate for Fagdom trace le portrait de l’enfant terrible du cinéma queer underground, Bruce LaBruce, à partir de divers témoignages, allant de la simple anecdote à la théorie analytique de son œuvre. Parmi les personnes interrogées, John Waters, Bruce Benderson, Harmony Korine, Gus Van Sant, Richard Kern et Rick Castro s’expriment sur le Bruce LaBruce l’iconoclaste. On offre aussi des images d’archives rares, des extraits de ses films en plus d’images prises sur les plateaux de ses productions.

Si, à première vue, le documentaire We were here ne semble que retracer de façon chronologique l’arrivée du VIH/Sida à San Francisco, à la fin des années 70, alors qu’une libération sexuelle historique avait lieu. Mais ce film poignant réalisé par David Weissman et Bill Weber parle en réalité d’amour, celui qui a uni la communauté LGBT alors qu’une épidémie infectait plus de la moitié des hommes gais de la population, tuant près de 19.000 d’entre eux jusqu’en 2009. Ce même amour leur a permis de faire face à cette tragédie tels des héros.

Image + nation rendra aussi un bel hommage à Elizabeth Taylor avec la projection de Reflection in a golden eye et La chatte sur un toit brûlant, à voir ou revoir sans modération.

Cette année, la programmation a aussi eu la bonne idée de proposer au critique montréalais et professeur de cinéma, Matthew Hays, de donner une conférence sur la représentation de l’épidémie à l’écran. Et vous pouvez toujours découvrir des courts métrages à travers des sections comme Queerment Québec, Homomundo ou Voix de l’Avenir.

Enfin, histoire de terminer la fête avec le sourire, le film de clôture Leave it on the floor est annoncé comme une comédie musicale dynamique et émotionnelle. Que du bonheur.

Pour connaître toute la programmation, rendez-vous sur www.image-nation.org