Homo Politicus : le personnel politique français pointé du doigt

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Jean-Luc Roméro Homopoliticus Gay

Jean-Luc Romero est encore aujourd’hui une personnalité à part dans le monde politique français. Il reste l’un des (très) rares à avoir dit ouvertement son homosexualité, apparaissant pendant longtemps la « caution » gaie de la droite. Il a également marqué les esprits en révélant sa séropositivité, en 2002. Du jamais vu.

Celui qui est aujourd’hui conseiller régional de l’Île-de-France a donc le « CV » pour évoquer l’évolution des ministres, députés, sénateurs, ces 50 dernières années sur ce qu’on appelle parfois la « question homosexuelle ». Si l’exercice n’a rien de particulièrement inédit, il permet de rafraîchir la mémoire sur la crispation que ces enjeux ne cessent, encore aujourd’hui, de susciter.

Homo Politicus Jean-Luc Roméro

Obtenir enfin l’égalité

La droite, malgré quelques améliorations au début années 2000 (notamment dans le renforcement des lois contre les violences homophobes), semble revenue aux anciens réflexes discriminatoires avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Si ce dernier ne peut pas être qualifié d’anti-gai, des visées électoralistes le poussent à laisser les plus radicaux de ses « amis » insulter régulièrement la communauté sans les sanctionner.

La gauche, que Jean-Luc Romero a rejoint il y a quelques années, apparaît sous un meilleur jour. Les socialistes ont décriminalisé l’homosexualité et fait adopter le Pacte civil de solidarité (PACS). Il aura néanmoins fallu attendre ces dernières années pour voir un souhait collégial d’instaurer le mariage gai. Reste à savoir si le candidat du PS (Martine Aubry, François Hollande ou Ségolène Royal) battra Nicolas Sarkozy pour donner à la communauté GLBT français ce à quoi elle a droit : l’égalité.

Crédits photo: Gilles Couteau.

Homo Politicus
Jean-Luc Romero
Florent Massot
300 pages