Harold Rhéaume, Chorégraphe

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Diplômé de l’École de danse de Québec en 1989, Harold Rhéaume débute comme apprenti à la compagnie Danse Partout (Québec) avant de joindre les rangs du prestigieux Groupe Dance Lab à Ottawa. Sous la férule de Peter Boneham, il expérimente les rudiments de l’interprétation et de la création chorégraphique. Il s’installe à Montréal en 1993 oû il se fait rapidement connaître et reconnaître. La Presse souligne en 1997 que : «(…) lorsqu’il danse, Harold Rhéaume dégage une telle intensité qu’il semble immense (…) il fait partie de ceux qui dansent pour dire, pour émouvoir.» Mais à l’instar de Robert Lepage, il revient dans sa ville natale oû il fonde sa propre compagnie Le fils d’Adrien danse (du nom de son père) qui élit domicile dans le quartier bouillonnant de renouveau culturel qu’est le Nouvo Saint-Roch.

Harold Rhéaume se distingue des courants formels et conceptuels par son humanisme et son pari d’accessibilité. Ses mises en scène sont inventives et raffinées sans jamais être prétentieuses. Inspiré de son quotidien, faisant une large place aux flashs et à l’instinct, Rhéaume se nourrit de multiples influences : des comédies musicales au théâtre en passant par la peinture et l’architecture modernes, le jazz et la musique contemporaine. Le chorégraphe se distingue également par la place laissée aux danseurs dans le processus de création : leur personnalité, leur vécu voire leurs limites sont centrales dans la construction de ses spectacles.

Ne cachant jamais son orientation sexuelle, il répond avec humour à un journaliste qui lui demande s’il est vrai que tous les danseurs en danse contemporaine sont gais : ‘Non, c’est grossièrement exagéré. Moi, je dirais 90%!’

En plus des œuvres qu’il crée pour sa compagnie, Harold Rhéaume travaille pour le Cirque du Soleil, le théâtre, le cinéma et l’opéra. Il enseigne le mouvement au Conservatoire d’art dramatique de Québec depuis 4 ans et la création à l’École de danse de Québec et l’École de danse contemporaine de Montréal. Il contribue aussi à l’exposition en cours au Musée de la civilisation jusqu’en février 2016 Corps rebelles en une de cette édition du Guide GQ,