GRIS-Montréal récolte 120.000 dollars contre l’homophobie scolaire

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GRIS Montréal 2010

Il aura fallu attendre plusieurs dizaines de minutes et les nombreux remerciements des principaux acteurs de cette campagne pour que le GRIS-Montréal révèle la bonne nouvelle. De quoi faire languir la centaine de personnes présente, au 41ème étage de la Place Ville-Marie, le 27 janvier dans la métropole québécoise.
Avec 120.000 dollars (récoltés grâce à trois sources principales: le public, le gouvernement et les entreprises), l’organisme fait mieux que ce qu’elle espérait. En novembre 2010, GRIS-Montréal tablait en effet sur quelque 90.000 dollars.
Une très bonne chose donc pour un organisme qui se porte bien. Côté écoles, le message passe. «Les demandes sont très, très nombreuses. On va essayer de faire en sorte de répondre à toutes», explique l’une des membres du GRIS. Si en 2009-2010, un record avait été établi avec 988 classe visitées en un an, «le cap des 1.000 en un an devrait être dépassé en 2011», a expliqué le président Robert Pilon. 25.000 jeunes sont ici concernés.

Ils parlent «un peu avec le gouvernement»

Nouveauté cette année : le GRIS a commencé des interventions en anglais. Face à la demande croissante, 86 nouveaux bénévoles devraient s’ajouter aux 150 déjà présents. Des intervenants auxquels les porte-parole de l’association, les acteurs Macha Limonchik et Vincent Bolduc ont rendu un vibrant hommage, le 27 janvier. «Ce sont des héros», s’est ainsi exclamé l’acteur.
Malgré ce succès, le GRIS-Montréal n’oublie pas de pointer du doigt certains problèmes encore bien présents, notamment l’attitude des pouvoirs publics. Parlent-ils avec le gouvernement québécois ? «Un peu», se contente de répondre une des membres du GRIS qui ajoute que l’organisation se sent «un peu seule» pour lutter efficacement contre l’homophobie scolaire.