George Sand racontée par des étudiantes de l’UQAM

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George Sand UQAM livre Renée Joyal

Sous la direction de Renée Joyal, l’œuvre de l’auteure française (Consuelo, La mare au diable, Les Maîtres Sonneurs) se retrouve décortiquée pour en étudier les grands thèmes. Parmi ceux-ci, la vision particulière du mariage de celle qui a vécu en plein conservatisme patriarcal bourgeois: l’idée d’associer ce partenariat au bonheur et non aux intérêts financiers et sociaux a ainsi toujours guidé une George Sand idéaliste, pour qui il n’y a pas de mariage possible sans grand amour.

Didactique mais trop scolaire

La place de la femme selon cette vraie socialiste se révèle l’aspect le plus intéressant de l’ouvrage. George Sand a même dû affronter l’opposition des féministes de l’époque, opposées à l’idée que la libération de la femme ne se fera qu’en deux temps. L’auteure voulait une émancipation dans le privé avant d’envisager la même évolution au niveau public (et donc politique).

Au final, malgré un côté didactique indéniable, on peut estimer que cette étude demeure trop « scolaire ». Autre déception : le parti pris de l’équipe de l’UQAM de ne pas prendre en compte la vie personnelle et la correspondance de George Sand pour se faire une meilleure idée de la pensée d’une femme qui, outre ses célèbres liaisons avec Frédéric Chopin et Alfred de Musset, n’aurait pas été insensible au charme de la comédienne Marie Dorval.

George Sand. Toujours présente
Sous la direction de Renée Joyal
Presses de l’Université du Québec
152 pages

Crédits photo: Dalbera.