Festival du cinéma international en Abitibi et Temiscamingue : le programme

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trotteur cinéma festival Abitibi-Temiscamingue

L’équipe rassemblée autour de la coordinatrice Élaine Bibeau peut se targuer de présenter une belle programmation pour ce festival anniversaire. Alors que les magazines le présentent comme « le plus accueillant » des festivals de cinéma de la planète, ou plus récemment comme un « des cinq incontournables » en Abitibi-Témiscamingue, Élaine Bibeau, sa coordonnatrice, se dit pour sa  part « choyée » : « j’ai la chance d’être entourée par une équipe de personnes très fidèles. Pourtant, il n’y a pas de postes permanents mais seulement pendant quatre mois autour du Festival. »

Cette fidélité ne se retrouve pas seulement chez l’équipe mais aussi parmi les réalisateurs : « Richard Desjardins et Robert Monderie, qui étaient déjà ici avec Le peuple invisible (sur la situation alarmante des Algonquins) en 2007, présenteront en première mondiale, à Rouyn-Noranda Trou story. Il s’agit de leur dernier documentaire [sur l’histoire minière du pays, ndlr.] et ça nous rend extrêmement heureux qu’ils aient choisi de revenir », raconte encore Élaine Bibeau.

Le Saguenay en ouverture

La réputation du Festival repose aussi sur une riche programmation conjuguant documentaires, fictions (longs et courts métrages) et films d’animation. En outre, une section spéciale est consacrée à la jeunesse et un partenariat avec les établissements scolaires a permis de sensibiliser de nombreux jeunes au cinéma.

La production québécoise constitue bien sûr le cœur de la programmation. Cette année, les organisateurs accueillent (là encore, en première mondiale), le premier film de Sébastien Pilote Le vendeur (avec Pascale Bussières et Gilbert Sicotte) tourné dans la région du Saguenay (d’où est originaire le cinéaste). Le long métrage fera ouverture du festival. Le réalisateur qui, par le passé, a fréquenté le festival en tant que spectateur, raconte l’histoire d’un vendeur d’automobiles en fin de carrière, tentant de s’habituer à sa future nouvelle vie, en plein cœur d’une ville industrielle.

Du côté des courts-métrages, c’est Trotteur, film étrange, fable de la lutte entre l’homme et la machine, qui ouvrira le festival. Un « ovni » réalisé par Arnaud Brisebois et Francis Leclerc (fils de Félix).

Premier film de fiction autochtone

Dans la section internationale, le Festival offrira en clôture le dernier opus des Frères Dardenne, Le gamin au vélo. Les Belges, qui accumulent les récompenses (notamment à Cannes), livrent des films portant sur les tensions humaines et la précarité de l’existence. Certes ce ne sont pas des sujets joyeux, mais les deux réalisateurs possèdent un regard d’une rare humanité et d’une authenticité que les habitants de l’Abitibi apprécieront.

Au moment de nous quitter, Élaine Bibeau parle de sa « fierté » à l’idée de présenter le premier film de fiction autochtone. En effet, Yves Sioui Durant, grand artiste québécois d’origine amérindienne de la nation des Hurons Wendats viendra montrer Misnak, son premier film. Bonne humeur dans l’échange, belle programmation et une équipe motivée. Tout est prêt pour vivre un très beau Festival !

Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue
À Rouyn-Noranda
Du 29 octobre au 3 novembre 2011
http://www.festivalcinema.ca/