Fabienne Larouche

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Si elle est née à Saint-Andrédu-Lac-Saint-Jean, Fabienne Larouche a grandi dans les Basses-Laurentides où elle a étudié, puis enseigné à la polyvalente Sainte-Thérèse où sa mère avait également été professeure. C’est fort probablement de cette expérience qu’elle puise son inspiration pour ses séries célèbres Virginie et 30 vies qu’elle a campé dans le milieu scolaire des quartiers centraux de Montréal. Transgressant un grand tabou dans le milieu de l’éducation où l’association homosexualité et pédophilie est très fréquente, elle a su mettre en scène dans ces séries des personnages issus de tous les horizons de la diversité sexuelle.
Ces téléromans, parce qu’ils font partie du quotidien du grand public, permettent de mesurer l’évolution du regard porté sur la diversité sexuelle à laquelle ils ont également contribué. Au fil de sa carrière, cette auteure, même si elle est hétérosexuelle, a su dresser un portrait sensible et honnête de la communauté gaie et lesbienne, sans verser dans la démagogie ou dans les clichés. L’homosexualité ne s’y vit pas toujours sans problème, mais les réalités sont dédramatisées et font partie de la vie. Ce qui a valu à Fabienne Larouche de recevoir le Prix de lutte contre l’homophobie 2012.
près vingt-cinq ans de carrière, Fabienne Larouche est devenue l’auteure de télé la plus prolifique que le Québec ait connu. Même si le travail l’amène à Montréal qui est le plus grand centre canadien de production télévisuelle, c’est dans sa grande maison de Saint-Sauveur, avec une vue imprenable sur les pentes de la montagne qu’elle trouve l’inspiration. L’auteure a grandi dans le Nord et n’a jamais pu le quitter. Elle a déjà pensé se rapprocher de Montréal, mais elle avoue être incapable de demeurer en ville durant la fin de semaine. Les rues de Saint-Sauveur regorgent de souvenirs de ses sorties de jeunesse.