États-Unis: un religieux anti-gai parle de «guerre civile» avec les homos

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«Ce que la Cour suprême a déclenché, c’est une guerre civile totale entre l’Église et la communauté gaie.» Les mots du révérend Anthony Evans font froid dans le dos, même si celui-ci tient à ajouter ne pas «voul[oir] de cette guerre. Nous aimons nos frères et sœurs homosexuels. Mais si la Cour suprême ne prend pas en compte le fait que nous avons notre mot à dire, en tant que personnes religieuses et sur la base de l’éthique religieuse, pour notre société et notre culture, alors nous rejetons ce que dit la Cour suprême sur ce problème».
Les anti-gais font donc monter la tension d’un cran suite au refus, le 19 janvier, de la plus haute institution judiciaire américaine d’examiner leur appel demandant l’annulation du mariage gai à Washington DC.

Déjà en 2009…

Les conservateurs reprochent notamment aux autorités de la capitale américaine de ne pas avoir organisé un référendum sur cette question. «En Amérique, nous respectons le droit de vote. Ce droit est explicitement protégé par la Charte du District de Columbia [où se trouve Washington, NDLR.], mais le gouvernement a pour le moment réussi à faire taire la voix des citoyens», affirme ainsi Austin R. Nimocks, membre du Fonds pour la défense de l’Alliance, organisation religieuse.
Il y a quelques semaines, les déclarations de Barack Obama et certains membres de son administration montraient que le mariage gai n’était plus vraiment un tabou à la Maison blanche. Après la décision de la Cour suprême, les opposants ont sans doute compris ce message, d’où cette sortie verbale violente d’Anthony Evans. Ce n’est pas la première fois que de tels mots sont utilisés. En 2009, lorsque le District de Columbia avait voté la loi sur le mariage gai, le pasteur Bob King avait déclaré : «La guerre de Dieu vient de commencer».
Crédits photo: Loren Javier.