États-Unis : Mitt Romney, conservateur éclairé ? Pas vraiment

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À l’instar de ce que prévoyaient les derniers sondages, Mitt Romney a remporté sans problème le scrutin organisé dans le New Hampshire. L’homme politique originaire de Détroit a recueilli un peu moins de 40 % des voix. Son principal adversaire dans cet État, le libertarien Ron Paul, doit se contenter de 24 % (un succès toutefois pour un candidat aux positions atypiques par rapport à celles des autres personnalités républicaines).

Arrivé deuxième derrière Mitt Romney lors du caucus de l’Iowa, le très réactionnaire Rick Santorum, farouchement opposé aux droits des gais, n’a convaincu cette fois que 10 % des votants. Le prochain scrutin, le 21 janvier, en Caroline du Sud, sera décisif. En cas de victoire dans cet État décrit comme souvent favorable aux candidats les plus à droite, mais où les électeurs restent encore indécis, Mitt Romney aurait fait une grande partie du chemin vers l’investiture.

Michele Bachmann (qui s’est retirée de la course après son mauvais résultat dans l’Iowa) et Rick Santorum ayant défrayé la chronique, notamment par leur positions homophobes, Mitt Romney, moins outrancier pourrait passer pour plus favorable aux avancées sociales. Ce serait faire erreur. Ces derniers jours, la presse rappelle par exemple sa fidélité à George W. Bush lorsque celui-ci était président des États-Unis.

« Piégé » par un militant gai en décembre

Sa position sur le mariage gai constitue un autre bon exemple de son conservatisme évident. Dans une vidéo postée en décembre, Mitt Romney, alors en campagne dans le New Hampshire, a été très clair devant un militant gai (que le candidat a voulu approché pensant s’adresser avant tout à un vétéran du Vietnam). « Je suis en faveur de l’abolition de la loi [qui a permis le mariage gai] dans le New Hampshire », avait alors déclaré Mitt Romney.

« Il est bon de savoir ce que vous pensez, de savoir que vous ne croyez pas que tout le monde a le droit d’avoir des droits constitutionnels », avait répliqué son vis-à-vis, venu pour l’occasion… avec son mari. Résultat : le militant gai, qui se disait encore « indécis » s’est engagé à ne jamais voter en faveur de l’ancien gouverneur du Massachusetts. « On ne peut pas lui faire confiance, je le vois dans ses yeux », avait-t-il même déclaré.

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Crédits photo: World Affairs Council of Philadelphia.