États-Unis: la justice demande l’arrêt immédiat du Don’t Ask Don’t Tell

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C’était le principal souci pour la communauté GLBT. Si la loi dite du Don’t Ask Don’t Tell (Ne demandez rien, ne dites rien) avait été abrogée par le Congrès en décembre dernier, cette évolution devait entrer en vigueur progressivement. En clair : il était toujours possible à l’heure actuelle pour des soldats gais et des lesbiennes d’être sanctionnés parce qu’ils ou elles évoquaient leur orientation sexuelle.

La justice vient de changer la donne. La cour d’appel du 9ème district de San Francisco vient d’ordonner l’arrêt immédiat de l’application de la loi. Motif : celle-ci est inconstitutionnelle. Elle confirme ainsi une décision similaire prise par une juge californienne, en novembre 2010. Si ce verdict avait été suspendu par un autre tribunal quelques semaines plus tard, il avait sans doute cependant participé à hâter le vote du Sénat en faveur de l’abrogation.

Le gouvernement fera-t-il appel ?

La Maison Blanche avait annoncé dernièrement que l’entrée en vigueur définitive de l’abrogation était une question de semaines. Barack Obama souhaitait que la fin du Don’t Ask Don’t Tell se fasse par voie légale plutôt que par voie judiciaire, selon lui trop brutale. Le ministère de la Défense était également partisan d’une sortie progressive de la précédente situation, histoire « d’habituer » la hiérarchie militaire à la nouvelle donne. C’est raté.

La communauté gaie s’est réjouie de la décision annoncée ces dernières heures par le tribunal de San Francisco. Pour autant, les militants restent sur leur garde : personne ne sait pour l’instant si le gouvernement va faire appel de la décision. Des associations conseillent du coup aux militaires GLBT de ne pas encore franchir le pas et de rester dans le placard.

Crédits photo: vpickering.