… et INDUSTRIE !

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Shawinigan est située au centre de la Mauricie, dans un crochet de la rivière Saint-Maurice, à une quarantaine de kilomètres au nord de Trois-Rivières. C’est là que se termine l’autoroute transquébécoise qui relie la région à l’Estrie en passant par le Centre-du-Québec.

Avant la création de Shawinigan, les Premières Nations appelaient déjà ce coin de pays Chaouinigane. En abénaqui, Azawanigan  signifie le « portage en pente ». C’est ce relief qui a défini le développement de la ville au XIXe siècle. Car avant l’existence même de la ville, d’intenses activités de coupe forestière se déroulaient en Mauricie. Les essences de pin et d’épinette de la région étaient particulièrement recherchées. Comme le transport du bois se faisait par voie d’eau sur le Saint-Maurice, les chutes de Shawinigan ayant un fort dénivelé, le bois risquait d’être fortement endommagé lors de son passage. Ainsi, en 1853, le premier aménagement bâti à Shawinigan fut une glissoire à billes de bois de 185 mètres de longueur. Bien que facilité par la glissoire, le passage des billes nécessitait tout de même la supervision de draveurs.

La singularité des chutes de Shawinigan a également attiré de nombreux visiteurs et dès 1857 de grands hôtels ont été construits pour les admirer.

À la fin du XIXe siècle, dans la deuxième phase de l’industrialisation du Québec, le développement de l’industrie manufacturière exigeait des quantités colossales d’énergie électrique. Dès 1902, la Shawinigan Water and Power Company installait d’immenses alternateurs – parmi les plus forts au monde – d’une puissance de plus de 3 700 kW6 pour harnacher la rivière. Cette installation alimentait directement la ville de Montréal, alors métropole du Canada. Cette ligne était également la plus longue de l’est de l’Amérique du Nord pour le temps, avec 135 km. L’abondance de la ressource électrique a aussi entrainé le développement industriel rapide de Shawinigan.

Si la ville est maintenant très largement désindustrialisée, la Cité de l’Énergie perpétue le souvenir de cette épopée industrielle. Ce site muséographique présente diverses expositions et activités sur la production d’électricité et l’héritage industriel de Shawinigan et permet d’explorer une centrale qui n’est plus en activité. On y présente en outre des expositions d’œuvres d’art et des spectacles à grand déploiement en plein air.

La Cité de l’énergie présente à l’Espace Shawinigan l’exposition Musée du Premier ministre Jean Chrétien Le Canada dans le monde où les cadeaux protocolaires reçus dans l’exercice de ses fonctions et provenant du monde entier sont exposés. Si le ‘p’tit gars de Shawinigan’ a d’abord défendu à l’instar de Bill Clinton le caractère hétérosexuel du mariage aux débuts des années 2000, on lui doit d’avoir initié le processus menant à la reconnaissance du droit égal au mariage pour tous et toutes après la décision de la Cour Suprême du Canada  invalidant cette définition en 2003.

À la suite des fusions municipales de 2001, la nouvelle ville de Shawinigan inclut maintenant l’ancienne ville de Grand-mère et de charmants villages qui ont gardé leur cachet. Il faut s’arrêter tout particulièrement dans le charmant village de Sainte-Flore de Grand-mère où on trouve plusieurs charmantes auberges, restos et cafés. Depuis 2003, Sainte-Flore accueille en août le Rendez-vous des peintres. L’idée à  l’origine du Rendez-vous était de mettre en valeur le pittoresque village de Sainte-Flore, berceau des villes de Shawinigan et Grand-Mère. On y trouve plusieurs établissements homosympas.

Il faut aussi visiter le pittoresque village de Saint-Jean-des-Piles, tout près du parc national de la Mauricie. Quand on arrive par la route, le spectacle du majestueux cap de Pointe-à-la-Mine plongeant dans la rivière St-Maurice est à couper le souffle.

Pour les amateurs de plein-air, le parc national de la Mauricie à la sortie de Shawinigan vous convie à la détente dans cet endroit reposant où la forêt et les montagnes dominent. Les activités sont nombreuses ici, comme le canot, le camping, la randonnée pédestre et le ski de fond en hiver.

Si depuis des décennies la région a su développer une vie communautaire gaie et lesbienne, la concurrence avec Montréal et Québec, toutes deux à à peine une heure et demie de route, rend plus difficile pour les établissements gais ces dernières années de maintenir pignon sur rue. Mais vous trouverez des établissements homosympas au centre-ville de Trois-Rivières et Shawinigan.