Enivrant Manoir Richelieu!

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Ce qui frappe lorsqu’on arrive dans le Charlevoix c’est ce magnifique paysage vallonné vert qui vient mourir dans le bleu azur de sa côte. Pour la petite anecdote, Charlevoix doit sa grande beauté sauvage à une météorite tombée il y a plus de 350 millions d’années qui en fait l’un des plus grands cratères habités de la planète.
Pas étonnant dès lors que le Charlevoix cultive une tradition de villégiature depuis plus de 200 ans. Une tradition qui commence avec les seigneurs écossais vers 1760, continue avec l’accueil des « bâteaux blancs », ces riches palais flottants en croisière, et culmine en 1928 avec la construction d’un impressionnant château de style normand français qui deviendra le Manoir Richelieu.

Atmosphère de club privé anglo-saxon

Le Manoir Richelieu séduit immédiatement par son gigantisme, sa beauté romantique accentuée par le lierre qui court le long de ses murs et surtout par son hospitalité. Si, à une autre époque, sa clientèle devait être composée de gens fortunés, désormais il semble être devenu une adresse incontournable pour les motards en Harley-Davidson, les jeunes couples venus se faire plaisir ou les retraités en goguette. Tout cela dans une ambiance bonne enfant mais extrêmement professionnelle.
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Si la bâtisse est de style château normand, l’intérieur fait penser à une atmosphère de club privé anglo-saxon avec un hall d’entrée en pierre, des tapis au sol à perte de vue et des ascenseurs couleur or. C’est chic et pourtant léger. On s’y sent comme chez soi et on adopte de suite les lieux comme résidence secondaire.
Les chambres sont une version sobre et allégée du style château avec un lit à gros duvet orné de motifs brodés rouges qui donne l’impression d’être dans un cocon lorsqu’on s’y trouve en train de grignoter goulument les chocolats offerts à notre arrivée. La salle de bain fonctionnelle rappelle pour sa part une variante du métro parisien avec ces céramiques blanches et noires biseautées.

Sentiment de bien-être absolu

Nous sommes assurément dans un grand hôtel et on s’en aperçoit lorsqu’en fin d’après midi, on vient délicatement frapper à votre porte afin de vous proposer eau fraîche et bonbons. C’est la somme de ces petits détails qui fait la différence entre un hôtel où l’on dort et un hôtel où l’on vit une expérience privilégiée. Enfin, la vue qu’offrent les chambres sur le fleuve Saint  Laurent est reposante. Il y a un sentiment de bien être absolu.
Vers 18h30, il est essentiel d’aller dans une de leurs deux piscines extérieures chauffées dont l’une à une cascade sous laquelle on peut se rafraîchir. C’est divin en diable. Par la suite, on va au SPA pour un massage qui achèvera de vous détendre si ce n’était déjà fait. 20H00, une visite au casino de Charlevoix s’impose. Il est grisant de  ressentir toute cette frénésie, qu’elle soit autour des bandits manchots ou d’une table de poker.
On finira l’aventure au bar avec cocktail à la main en écoutant une chanteuse reprendre du Sting et par une veillée autour d’un grand feu préparé en bas de l’hôtel où vous attendent guimauves et piques pour jouer les «becs sucrés». Encore une attention qui en dit long sur leur motivation visant à vous rendre heureux durant votre séjour.

Croisière, randonnée, SPA, culture…

Après une bonne nuit passée dans les bras du Fairmont, il faut aller prendre son petit déjeuner en terrasse au restaurant Le Bellerive, entouré des anciens canons défensifs avec une vue imprenable sur …. le Saint-Laurent. Je sais, je me répète mais c’est le genre de petit déjeuner qui vous donne l’impression d’être un privilégié pour un petit déjeuner à l’anglaise qui coûte 20$ par personne.
Après, on ira lire tranquillement dans le petit jardin intérieur en forme de patio. Seul au monde, on profite du soleil et de la quiétude matinale. Vers 12h00, on part pour Baie Sainte-Catherine (à une heure de l’hôtel) pour une croisière aux baleines bleues et aux belugas ou pour une randonnée pédestre ou à vélo dans le parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie qui se trouve à 45 minutes du Fairmont.
SPA, détente, sport ou culture : tout se trouve dans un périmètre proche lorsque cela ne se trouve pas déjà dans l’hôtel. Enfin, pour les amateurs de golf, il est capital de pratiquer le « 27 trous » du Fairmont qui demande une concentration de chaque instant pour ne pas se laisser étourdir par le paysage.
Le 27e président des États-Unis, William B Taft, qui était tombé en amour pour le Charlevoix, se plaisait  à dire en parlant de l’air de Murray Bay  qu’il « enivrait comme du champagne, mais sans les maux de tête du lendemain ». Pour le Fairmont Le Manoir Richelieu c’est pareil, il enivre comme du champagne, mais sans les maux de tête du lendemain.