Un maire homophobe à Toronto

Par  |  Aucun commentaire

Tom Ford

Comme on le craignait depuis des semaines, c’est le conseiller d’Etokicoke Nord Rob Ford qui a été élu maire de Toronto le 25 octobre dernier. Candidat populiste faisant campagne sur les difficultés financières de la métropole canadienne en promettant de réduire de 3 milliards $ les dépenses, Rob n’a jamais caché son opposition au mariage gai et s’était opposé en 2006 au financement par la Ville de programmes de prévention du VIH/sida en affirmant que pour ne pas être infecté il suffisait de ne pas utiliser de drogues injectables ou de ne pas être gai. Ford s’est aussi fait connaître pour ses commentaires anti-immigrants et son opposition au développement de pistes cyclables, arguant que les rues sont faites pour les véhicules automobiles.
Ford a défait aisément le candidat  George Smitherman, un ancien député provincial libéral ouvertement gai qui avait été élu à trois reprises dans une circonscription du centre-ville de Toronto. Plusieurs candidats s’étaient ralliés à Smitherman et ils avaient reçu l’appui de plusieurs éditorialistes ces dernières semaines dans une tentative de bloquer la voie à Ford. Le candidat conservateur a devancé Smitherman par près de 100,000 voix en recueillant 47% des suffrages exprimés contre 36% pour Smitherman. L’ancien maire suppléant Joe Pantalone, associé aux néo-démocrates est arrivé loin derrière les deux favoris avec seulement 11% des voix.
À Ottawa, les Conservateurs n’ont pas caché leur joie face à cette percée de la droite dans une métropole traditionnellement libérale Le député beauceron Maxime Bernier y voit ‘un vent de libertés individuelles’ qui souffle sur le pays. Bernier a voté contre le mariage gai en 2007 et ce n’est donc pas pour lui, contrairement à l’avis de la Cour Suprême, une question de ‘libertés individuelles’.
Ford devrait donc être maire de Toronto lorsque la Ville-Reine accueillera la World Pride en 2014.

[DDET Lire la suite de l’article]

Jim Watson de retour à Ottawa

Les nouvelles sont plus positives à Ottawa où le dernier maire de l’ancienne Ville d’Ottawa (avant les fusions municipales) Jim Watson a facilement défait le maire populiste de droite sortant Larry O’Brien avec 49% des suffrages contre seulement 24% pour O’Brien.
Watson qui a été député et ministre libéral dans le gouvernement McGuinty, a toujours maintenu de bonnes relations avec la communauté GLBT de la capitale fédérale, participant même au 25e défilé de la fierté  cette année.
Son élection a aussi été salué par la communauté francophone qui se réjouit de voir à l’Hôtel de Ville un maire bilingue et considéré comme francophile. Watson est originaire de Lachute, au Québec. Le maire sortant Larry O’Brien, un unilingue anglophone, a largement été discrédité durant son mandat par des allégations de trafic d’influence
Crédits photo : CBC News

[/DDET]