Deux jours à New York : une comédie rayonnante

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2 Days in New York - la critique du film

Lorsque son père arrive chez elle avec sa sœur (et son plan cul du moment), Marion (Julie Delpy) voit débarquer la France dans l’appartement new-yorkais qu’elle partage avec son chum Mingus (Chris Rock). La joyeuse bande va passer quelques jours à Manhattan, alternant quiproquos et chocs culturels, visites et vernissages dans les quartiers chics.

L’intrigue du film tient tout entière en ces quelques mots. Là où le film de Julie Delpy se démarque, c’est qu’à cette base simple viennent se greffer des histoires secondaires toutes plus cocasses les unes que les autres. Deux jours à New York enchaîne les saynètes et les situations alambiquées pendant 90 minutes, avec notamment l’hilarant premier repas en famille, la scène du cours du yoga, ou la touchante apogée finale.

Une des forces de la réalisatrice est de faire coïncider parfaitement écriture et interprétation. Chacun des rôles du film (de la sœur au père, en passant par la voisine coincée ou le critique d’art détestable) est un petit bijou. Les personnages sont plus vrais que nature, et même si les Français du film peuvent sembler caricaturaux — le pseudo-intello raté, le vieux râleur et la nympho — le spectateur finit par s’attacher et même parfois s’émouvoir devant ces trublions franchouillards.

Deux jours à New York parvient à nous divertir sans verser dans la caricature, à nous éclairer sur les différences franco-américaines sans donner de leçon. Espérons que ce joli tour de force saura séduire le public québécois, qui aurait bien tort de se priver de l’une des comédies les plus rafraîchissantes de l’année, bien loin des conventions du genre nord-américaines ou françaises.