David Mercier : beaucoup l’ont dit…

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Le jeune homme (célibataire qui plus est) sourit lorsqu’il raconte le minibuzz créé par son travail. Un succès plutôt inattendu, vu les circonstances : « J’ai fait ce film (seul et non en équipe) dans le cadre de mon projet d’intégration de fin de DEC en arts et lettres, volet « cinéma », au cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, mais je n’en possédais pas les droits. Comme je l’ai publié sur ma page Facebook et sur YouTube, je n’étais plus admissible à un festival en particulier. »

Sans le dire à personne — documentaire tourné rapidement, mais avec finesse — propose trois témoignages de personnes homosexuelles. David Mercier voulait avant tout démystifier le sujet, mettre de l’avant le fait qu’il est difficile pour les gais en région d’être acceptés et d’affronter le jugement quotidien.

« J’ai eu énormément de commentaires — et j’en ai encore — d’hétéros qui ont été touchés, de gens GLBT pas affirmés qui ont fait le saut dans l’arène gaie entre autres, confie-t-il. En Abitibi, c’est très différent, c’est encore tabou, parce que c’est moins vu, tout simplement ».

Si ses projets d’avenir ne sont pas encore déterminés, David Mercier retournera dans la Capitale cet automne pour entamer une autre session universitaire avant de prendre un congé pour travailler. « C’est à ce moment-là que j’aurai le temps de mettre mon expertise au profit d’un autre documentaire. Chantale, une intervenante dans le film, me dit souvent que je devrais faire quelque chose de plus grand. J’y pense. C’est certain que le meilleur s’en vient. »