Coup d’envoi pour Aires libres 2012

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Boules roses Montréal Aires Libres Claude Cormier

Toute la famille d’Aires Libres était là : Bernard Plante et Denis Brossard (respectivement directeur général et président du conseil d’administration de la SDC du Village), Claude Cormier, architecte à l’origine des boules roses qui reviennent pour la deuxième fois cette année, sans oublier les partenaires et les représentants des pouvoirs publics.

Bien que symbolique, puisque les terrasses, le décor et les activités sont déjà en place depuis la mi-mai, ce lancement aura permis aux personnes présentes (une  cinquantaine) de tirer quelques enseignements. Première confirmation : Aires libres mise toujours beaucoup sur les initiatives artistiques et les événements communautaires dans sa programmation.

Dans la longue liste énumérée au début de son discours, Bernard Plante a ainsi évoqué « les trois foires » qui se succèderont tout au long de l’été, les projections de longs et courts métrages, chaque jeudi, au Parc de l’espoir, en collaboration avec le festival de films GLBT image + nation, les concerts Mélo-cité, gratuits et en extérieur, en face de la Place Dupuis ou encore les répétitions dans la rue Sainte-Catherine du Terra Karnaval.

Boules finalement roses et chaises longues

Néanmoins, les boules roses demeurent l’attraction principale en 2012, dans sa « version 2.0, simplifiée et amplifiée », détaille Claude Cormier. Ce dernier avait pensé dans un premier temps à des modifications avec l’avènement du multicolore, avant de se raviser, estimant que la répétition et la continuité représentaient un gage de sérieux qui transforme l’initiative en rendez-vous annuel qui ne pourrait qu’apporter une notoriété supplémentaire à Aires libres.

Pour l’architecte, l’initiative a même l’avantage de permettre une meilleure sécurité. L’« idée d’une appropriation de l’espace public » représente selon lui une « valeur ajoutée » dans ce domaine, améliorant la qualité de vie dans un quartier où « la misère reste réelle ».

La famille d'Aires libres 2012, accompagnée des sponsors et des représentants de la Ville

Parmi les nouveautés annoncées pour cette année, Memorama présente un concept qui se veut « un laboratoire permettant de réfléchir à la manière de faire vivre un quartier l’été », a expliqué l’une des organisatrices. Avec ses chaises longues ou hautes donnant des « points de vue uniques sur le Village », ce « parcours de haltes parsemées le long de la rue Sainte-Catherine, entre les rues St-Hubert et Papineau » s’accompagne d’un système de caméras automatiques où les passants pourront se prendre en photos. L’objectif est de constituer « un album de famille » qui se retrouverait sur le site Internet d’Aires libres.

L’humour de Sammy Forcillo

Outre la programmation, l’autre information principale du lancement aura été d’observer combien les invités n’aiment pas forcément aborder les sujets qui fâchent. Malgré la présence de représentants de la Ville, aucun n’a voulu revenir sur les menaces qui ont pesé sur l’organisation d’Aires libres cette année, la mairie mettant en avant, pendant plusieurs semaines, des problèmes de sécurité pour laisser entendre que le projet pourrait être tronqué.

Ainsi, le conseiller municipal Sammy Forcillo, qui pour l’occasion suppléait le maire Gérald Tremblay, n’a pas abordé la question. Il aura bien essayé de faire de l’humour sur les manifestants qui profitent de la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine pour faire entendre leurs casseroles depuis plusieurs semaines. « On remarque que de plus en plus d’étudiants viennent dans le Village, a-t-il dit en souriant. On ose espérer que ça ira bien », comme si les manifestants pouvaient représenter une menace pour Aires libres. « On souhaite qu’ils viennent consommer et se divertir », a ajouté l’élu. « Et manifester ! », a tenu à rappeler Lise Béland, membre de l’Association des résidents des faubourgs de Montréal, qui arborait le carré rouge.

Crédit photos : A.A.