Côté sud Chaudière-Appalaches

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Au sud du Saint-Laurent, juste en face de la grande région de la capitale nationale, Chaudière-Appalaches opère la transition entre la vallée du Saint-Laurent et les eaux salées une fois passée l’Île d’Orléans. C’est une région où les villages sont souvent tricentenaires puisqu’ils ont été fondés comme l’arrière-pays de la capitale de la Nouvelle-France. Avec ses 200 kilomètres de berges, Chaudière- Appalaches s’étale comme un véritable jardin en face de la Capitale nationale. La région tient son nom de la rivière Chaudière, qui parcourt l’ensemble de la Beauce pour se jeter dans le fleuve à Lévis. Près de sa limite sud, à la frontière du Maine, les sommets des Appalaches jalonnent les régions de Thetford, de Lotbinière, des Etchemins, de Bellechasse, de la Côte-du-Sud. C’est aussi une nature généreuse où le fleuve côtoie les vallées fertiles : paradis du cyclotourisme, de la marche en montagne et de l’observation des oiseaux. Ses érablières, au printemps, vous sucreront le bec.

En amont de Québec, découvrez la région de Lotbinière, Au cours des siècles, les seigneurs y ont laissé leurs manoirs, leurs dépendances et leurs terres. L’architecture traditionnelle y a souvent été très bien préservée. Deux villages, Lotbinière et Saint-Antoine-de-Tilly, font partie de l’Association des plus beaux villages du Québec. Le Domaine Joly-De Lotbinière est un immense parc-jardin romantique aménagé au XIXe siècle par la famille seigneuriale de Lotbinière. Reconnu comme l’un des plus beaux jardins d’Amérique du Nord, ce site naturel exceptionnel est un attrait incontournable à visiter.

À Joly, les amateurs de camping et de naturisme aimeront le Domaine de l’Arc-en-ciel, le seul camping gai de la grande région de la capitale, facilement accessible de l’autoroute 20.

Plus au sud, la Beauce est une contrée légendaire au Québec, très fière et indépendante, véritable pépinière de petites entreprises. C’est sûrement cet esprit indépendant qui fait que malgré une population restreinte et la proximité de Québec.

Plus à l’est, dans le comté de Montmagny-Lislet, les amateurs de sculpture sur bois ne manqueront pas d’aller faire un tour à Saint-Jean-Port-Joli, dont la réputation n’est plus à faire.

Dans l’Archipel de l’Isle Aux Grues, visitez le Parc national de Grosse-Île. Des comédiens font revivre les personnages de l’époque où Grosse-Île, station de quarantaine du port de Québec, était le principal point d’arrivée des immigrants au Canada. Des centaines de milliers d’immigrants y ont transité au XIXe siècle, plus de 6000 y sont morts, dont de nombreux Irlandais. Vous comprendrez mieux pourquoi vous rencontrez tant de Québécois avec des noms irlandais… qui ne savent pas dire un mot d’anglais !