Cameroun : des ONG dénoncent des agressions homophobes

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Cameroun
Le bilan est sans appel : «Depuis cinq ans, les attaques contre les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres sont constantes dans le discours politique, la presse, les homélies religieuses, la vie de quartier et la répression», expliquent quatre ONG dans un rapport qui concerne les «atteintes aux droits humains au Cameroun fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre».
Ces organisations non-gouvernementales (Alternatives-Cameroun et l’Association camerounaise pour la défense de l’homosexualité en collaboration avec l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission et Human Rights Watch) ont mené une enquête d’un mois dans quatre grandes villes du Cameroun – la capitale Yaoundé mais aussi Douala, Buéa et Ebolowa.

Violence policières et agressions en prison

Que dit ce rapport dans le détail ? Il évoque les arrestations en série et les violences que les policiers infligent aux individus qu’ils soupçonnent d’être homosexuels. Les ONG font aussi mention  d’examens corporels «dégradants et intrusifs, dans le but de prouver la pratique habituelle de la sodomie».
Autre énorme problème le traitement subi par les personnes décrites comme homosexuelles en milieu carcéral. Maltraitées, elles sont surnommées «détenus 347 bis», en référence à l’article du Code pénal camerounais qui réprime l’homosexualité.
Pour en finir avec cette situation, les quatre ONG appellent les autorités à dépénaliser les actes homosexuels et à accorder des moyens à la lutte contre le VIH dans la communauté LGBT particulièrement touchée par l’épidémie.