Antonio Banderas: “Ceux qui sont intolérants envers les homos sont malades”

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Dans une interview à la chaîne péruvienne Canal N, l’acteur espagnol est revenu sur l’ensemble de sa carrière, mais aussi sur ses convictions personnelles, comme son refus de comprendre ceux et celles qui considèrent encore l’homosexualité comme un trouble mental. Les médias internationaux dont Yagg et Gay Star News ainsi que les réseaux sociaux sont enchantés d’entendre la star ne pas mâcher ses mots pour défendre la communauté LGBT.

«Les gens qui jugent les couples homos de manière intolérante, ceux-là me semblent bien plus dérangés. Pour moi, ce ne sont pas les homos qui sont malades.»

Icône latine des films de Pedro Almodovar, séducteur viril et incontesté, ainsi que la voix inoubliable  du Chat Potté dans Shrek, Antonio Banderas a souligné un des rôles qui l’a fait connaître, celui d’un homosexuel dans La Loi du Désir, créant la controverse à sa sortie, en 1987: «Le meurtre, ça allait, c’est quelque chose d’accepté d’un point de vue artistique. Mais deux personnes de même sexe qui s’embrassaient à l’écran, cela avait généré une vague de contradictions à l’époque.»

Interrogé également la semaine dernière par le journaliste péruvien Beto Ortiz de la chaîne Frecuencia Latina, la star de Zorro a également exprimé son soutien «absolu» à l’ouverture du mariage pour les couples homos. «Il fallait un cadre juridique pour les personnes du même sexe qui avaient décidé d’entamer une vie commune», a-t-il expliqué sur l’ouverture du mariage en Espagne en 2005.

Antonio Banderas a par ailleurs insisté sur cette ouverture d’esprit en parfaite contradiction avec le discours de l’Église catholique, qui s’y refuse. «Les dernières déclarations du pape François ont été “qui suis-je pour juger?”. C’est déjà plus intelligent», a-t-il estimé.

«Je crois que ce pape, qui plus est latinoaméricain, est en train d’avancer à pas de géants sur les questions sociales et dans sa façon de comprendre la réalité et le monde dans lequel nous vivons.»

Depuis quelques mois, le Pérou est en plein débat sur la possibilité d’ouvrir le mariage et l’adoption pour les couples de personnes de même sexe. Les déclarations de cette icône du cinéma ibéro-américain, en tournée pour présenter son parfum et pour appuyer la fondation ANAR (Ayuda A Niños y Adolescentes en Riesgo), arrivent au bon moment.