Agora de la danse : Saison Hiver-Printemps 2015

Par  |  Aucun commentaire

Sylvain Émard ¬ Sylvain Émard Danse
Ce nest pas la fin du monde
28, 29, 30 janvier 20 H et 31 janvier 16 H

Chorégraphe ¬ Sylvain Émard
Interprètes ¬ Adam Barruch, Dylan Crossman, Mark Medrano, Laurence Ramsay, Manuel Roque, Neil Sochasky,
Georges-Nicolas Tremblay
Musique ¬ Martin Tétreault
Conseillère artistique et répétitrice ¬ Ginelle Chagnon
Lumières ¬ André Rioux
Scénographie ¬ Richard Lacroix
Costumes ¬ Denis Lavoie

agoradeladanse-com-ce-n-est-pas-la-fin-du-monde-1

Reconnu pour la force de son écriture sur des interprètes masculins, Sylvain Émard jette sept danseurs dans le tourbillon dʼun monde contemporain en pleine mutation. Portés par le doute et la rage de vivre, ils cherchent leur place, dessinent les contours dʼidentités plurielles, exaltent leurs instincts et le pouvoir du groupe. Le mouvement, énergique et subtil, est leur seul langage. Comme une musique des corps électrisés par un sentiment dʼurgence généralisé. Dans ce poignant rituel de résistance-adaptation au temps qui passe, la danse semble le meilleur moyen dʼappréhender le monde et de se laisser transformer pour pouvoir mieux sʼy fondre. Une oeuvre vibrante qui traduit toute la complexité et la beauté dʼhommes en prise avec leur époque.

Artiste prolifique de notoriété internationale, Sylvain Émard crée sa compagnie, Sylvain Émard Danse, en 1990. Son style unique ne tarde pas à s’affirmer. D’une théâtralité marquée à ses débuts, son travail s’oriente rapidement vers une danse plus formelle. Depuis Ozone, Ozone  (1989), sa première oeuvre solo, jusqu’à sa plus récente pièce, Ce n’est pas la fin du monde  (2013), Sylvain Émard explore le territoire de la nature humaine à travers la puissance du corps. Aujourd’hui, son répertoire compte plus de trente oeuvres originales dont la résonnance s’étend bien au-delà des frontières québécoises. Reconnu pour le raffinement et la précision de sa gestuelle, Sylvain Émard en surprend plus d’un en créant Le Grand Continental en 2009. Depuis, ce spectacle unique inspiré de la danse en ligne a fait bouger plus de 1000 danseurs amateurs locaux à travers le Canada, les États-Unis et le Mexique, attirant ainsi près de 75 000 spectateurs. Ses qualités de créateur rigoureux et inventif lui permettent de naviguer dans plusieurs sphères artistiques. C’est ainsi que Robert Lepage l’invite à chorégraphier l’opéra 1984 de Lorin Maazel, présentée notamment au Covent Garden à Londres et à La Scala de Milan. Récipiendaire de plusieurs récompenses dont le prestigieux prix Jean A. Chalmers en 1996 pour l’ensemble de son oeuvre chorégraphique, Sylvain Émard s’est vu nommer Personnalité de la semaine La Presse / Radio-Canada pour son concept Le Grand Continental .

En 2015, Sylvain Émard Danse fête ses 25 ans. Vingt-cinq années consacrées avec passion à la création, à la production et à la diffusion d’oeuvres originales et audacieuses. La compagnie est heureuse de lancer les célébrations entourant cet anniversaire avec cette présentation à l’Agora de la danse.

« Sylvain Émard est l’un des rares chorégraphes dont le travail vous touche en plein coeur. » Andrea Rowe, The Ottawa Citizen  (à propos de Scènes d’intérieur )

« Émard atteint une plénitude artistique grâce à son intelligence et sa créativité. » Mary Brennan, The Herald, Glasgow, Grande-Bretagne, mars 2009 (à propos de Temps de chien  et Wave )

Parole de chorégraphe, le 29 janvier après la représentation.

Karine Ledoyen ¬ Danse K par K
Danse de garçons
18, 19, 20 février 2015 à 20 H

Mise en mouvement ¬ Karine Ledoyen en collaboration avec les interprètes
Interprètes ¬ Charles-Étienne Beaulne, Jean-Michel Girouard, Éliot Laprise, Jocelyn Paré, Jocelyn Pelletier, Fabien Piché et Lucien Ratio
Assistante chorégraphe et répétitrice ¬ Ginelle Chagnon
Conseiller artistique ¬ Daniel Danis
Conception sonore ¬ Jean-Michel Dumas
Conception lumières ¬ Sonoyo Nishikawa
Costumes ¬ Dominic Thibault

agoradeladanse-com-danse-de-garcons-1

Sept hommes, six comédiens et un danseur osent se taire pour mieux se faire entendre, pour donner la parole au corps. Ici, pas de texte derrière lequel se cacher. L’unique rempart face aux regards est le groupe et la force du geste. Ensemble, ils jouent, s’élancent, glissent, s’entrechoquent et s’étreignent dans un abandon collectif, unis par la sueur dans un engagement sincère. Dénués de toute connaissance ou technique en danse, les interprètes n’ont d’autre choix que de se laisser aller aux consignes de Karine Ledoyen qui a su exploiter habillement leur inexpérience pour explorer l’univers masculin. Sous sa dictée, ils articulent un nouveau langage physiquement intense et exigeant pour les apprentis danseurs qu’ils sont. Cette partition les expose de leur énergie la plus brute à une tendre vulnérabilité. Un jeu collectif authentique et convaincant où se rejoignent dans un même souffle la danse et le théâtre.

Reconnue pour sa fougue, son dynamisme et son amour de la danse, Karine Ledoyen est une artiste engagée au coeur d’actions structurantes, de rencontres passionnées et non conventionnelles. Elle découvre la danse tardivement vers l’âge de 18 ans. Cette discipline se révèle à elle dans un premier temps comme un exutoire parfait combinant engagement physique intense et démarche artistique. Dès l’obtention de son diplôme de L’École de Danse de Québec, elle part pour la France où elle est apprentie interprète pour les compagnies D.I.T. du chorégraphe Robert Seyfried et 47/49 du chorégraphe François Veyrunes. Ce passage en France, ponctué de rencontres marquantes, lui insuffle un désir pour la création. À son retour au Québec, elle fait le choix de retourner s’établir dans la ville de Québec et met toutes ses énergies auprès de sa communauté et participe activement à son développement. Elle est interprète pour la compagnie Le Fils d’Adrien danse jusqu’en 2006 tout en gardant en parallèle ses activités de chorégraphe et d’organisatrice d’événements. En 2005, elle crée Danse K par K et signe son premier spectacle avec la compagnie CIBLER qui fait l’objet de trois tournées au Québec dans une quinzaine de villes et est présenté en Grande-Bretagne. D’un même souffle, elle consolide le développement du fort populaire projet Osez!  qui évoluera pendant neuf années consécutives dans plusieurs régions du Québec. À l’été 2008, le concept est exporté en Belgique et au Royaume-Uni.

« On est rivé à son siège, impressionné par les interactions entre les comédiens qui prennent place dans des situations intenses et inusitées. » Jacques Leclerc, info-culture.biz

« […] une danse, la leur, d’une intensité tantôt violente, tantôt tendre, pleine de sueur et de bois brut. » Isabelle Houde, Le Soleil

Parole de chorégraphe, le 19 février après la représentation.

CRÉATION – AUDACE – DANSE CONTEMPORAINE
Vingt-trois ans que l’Agora de la danse s’active à Montréal pour créer la rencontre. Vingt-trois ans qu’elle est cette caisse de résonance qui amplifie le travail des chorégraphes, des interprètes et des artisans de la danse, les fait rayonner, donne à voir leurs créations à un public toujours plus curieux. La création québécoise est notre ADN profond. Pour lui donner toujours plus de poids, l’Agorase dédie pour que chaque projet puisse naître dans des conditions optimales.

Le prix des billets est de 28 $ (22 $ pour les aînés, 20 $ pour les étudiants, les professionnels de la danse et tout spectateur de 30 ans et moins). Renseignements et réservations : billetterie du Studio de l’Agora de la danse (840, rue Cherrier, métro Sherbrooke) 514 525-1500, réseau Admission 514 790-1245.