15 ans de Être: le magazine vu par… (Deuxième partie)

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Laurent McCutcheon gay

Laurent McCutcheon (Président de la Fondation Émergence – ci-dessus en photo)

« Quand je regarde les derniers numéros, je vois un magazine qui a gagné énormément sur le plan de la présentation visuelle et de la qualité. En 2011, la société a beaucoup évolué et nous savons tous que désormais, les gais ne se tiennent plus uniquement dans le Village. Nous avions donc besoin d’un magazine grand public qui peut être distribué partout, d’une publication sérieuse qui parle de l’actualité, des personnes qui militent ou s’engagent, des luttes que nous menons et qui n’est pas simplement axée sur la sexualité.

Bien sûr, des publications gaies centrées sur la nudité et le sexe existent et c’est correct. Mais je crois qu’il peut y avoir une complémentarité entre celles-ci et un magazine plus sérieux, présentable au grand public, que l’on peut enfin amener en famille, même quand il y a des enfants! Je crois que le magazine Être occupe maintenant cette place très importante, à la fois pour la communauté et la société en générale ».

Réal Ménard (Maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve)

Réal Ménard gay

« Pour moi, la place qu’occupe une publication comme le magazine Être est importante pour la communauté GLBT et la société dans son ensemble pour deux raisons. D’abord, cela contribue à faire connaître la communauté au reste de la population, au-delà des idées reçues et des préjugés qui ont parfois priorité sur les faits réels. Par exemple, cela permet de parler de sujets importants liés aux droits de la personne, tel que la prostitution, mais en abordant les aspects spécifiques du dossier qui touchent plus particulièrement la communauté.

Ensuite, ce genre de publication agit comme groupe de pression. Avoir un support écrit, qui perdure dans le temps, et qui traite des luttes menées, de l’avancement des débats, c’est très important. En tant que média spécialisé sur les questions GLBT, Être rapporte ces faits et joue donc ce rôle considérable.

Bernard Plante (Directeur général de la SDC du Village)

Bernard Plante gay

« Il y a 15 ans, j’habitais Québec. Je me souviens fort bien des débuts de Être, courageusement fondé par un certain André Gagnon avec des moyens restreints. Je me souviens également que j’attendais chaque nouvelle parution de ce nouveau média pour me tenir à jour sur tout ce qui concernait la communauté LGBT du Québec et d’ailleurs. Cela me permettait de me sentir plus proche de ma communauté, mieux informé. En fait, c’est de Québec que je suis devenu un fidèle lecteur. Qui aurait pu prédire qu’un jour mon cheminement professionnel m’amènerait à côtoyer et à apprécier son éditeur.

Au fil de ses 15 années d’existence, Être est devenu un ami des Arts avec un grand « A », un défenseur infatigable de multiples causes sociales touchant de près ou de loin la communauté LGBT d’ici et d’ailleurs. Ce magazine qui n’a de cesse de s’embellir visuellement année après année, autant au niveau du format, du graphisme, ou de la qualité des photos et pourtant, il est toujours gratuit. Être est maintenant un incontournable pour la communauté et pour celles et ceux qui s’y intéressent. À quand la version iPad de Être ?

Pierre Tardif (Vice-Président, Lavender Magazine, et co-fondateur du magazine Être)

« Je suis emballé par les changements qu’Être a connus. La qualité et la diversité éditoriale ont beaucoup évolué. Je me réjouis que le magazine soit toujours aussi près des gens et je ne suis pas surpris de l’appui continuel du lectorat et des annonceurs. Je salue le dur labeur d’André Gagnon et de son équipe après mon départ en 1999. Ses efforts ont été récompensés, de la percée anglophone dans l’Outaouais à l’édition de RG.

Il est important de souligner que le progrès de la société québécoise rend les magazines gais moins importants qu’aux États-Unis, par exemple, et que l’impact d’Être, conjointement avec celui d’une communauté québécoise extrêmement dynamique, n’y est pas étranger. En somme, je garde un excellent souvenir de la création du magazine. Ce fut une belle idée de former un partenariat entre Le Magazine de Québec et Vox Pop pour en faire une publication complète d’un tirage de 30.000 exemplaires.

Nous étions très choyés de compter sur la participation bénévole de plusieurs hommes et femmes enthousiastes de doter Québec d’une publication gaie. Les gens d’affaires de la communauté, les contributeurs, la population et les médias ont embarqué dans le projet dès le départ. Ce fut une dynamique très plaisante à vivre ».

Roger Thibault (artiste, à gauche sur la photo, aux côtés de son compagnon Théo Wouters)

Roger Thibault gay

« C’est en décembre 2000 que j’ai contacté pour la première fois André Gagnon, directeur du journal ÊTRE. J’avais demandé à André s’il voulait bien écrire un article sur l’exposition que je préparais dans le village. André m’a aussitôt donné rendez-vous chez lui. À l’époque il travaillait à la maison, je n’oublierai jamais ce soir-là, assis sur un petit divan et André sur une chaise me faisant face et de là il m’interrogeait sur le but et le sujet de mon expo et sur le sujet. Tout de suite je sentais son enthousiasme, il fut tellement emballé que mon expo a fait la UNE du volume 5 #11 Décembre 2000, en plus de m’avoir accordé toute une page avec photographies. Je dois avouer que mon expo (Les Hommes du village) a connu un succès monstre grâce à la qualité de cet article.

Par la suite André n’a jamais cessé de supporter les artistes, n’a jamais cessé d’informer la communauté sur ses droits. Pour terminer je dois féliciter ÊTRE et son équipe pour son évolution et de ne jamais avoir baissé les bras face aux difficultés qu’ils ont rencontrées. Merci et longue vie à ÊTRE. »